
Le leader de Hong Kong, John Lee, a ordonné la création d'un comité indépendant pour enquêter sur l'incendie dévastateur qui a coûté la vie à au moins 151 personnes. Cet incident tragique s'est produit dans un complexe de logements en rénovation.
Le mercredi dernier, sept des huit tours du complexe Wang Fuk Court ont pris feu. Les enquêteurs ont découvert que le filet de protection utilisé autour des bâtiments ne respectait pas les normes de résistance au feu. Au moins 13 personnes ont été arrêtées pour homicide involontaire, y compris des directeurs d'une entreprise de construction.
Cet incendie est le plus meurtrier que la ville ait connu en plus de 70 ans, et le bilan pourrait encore augmenter alors que les autorités continuent de récupérer des corps. Lee a déclaré que le comité serait dirigé par un juge et qu'il mènerait une réforme complète.
Lors d'une conférence de presse, Lee a reconnu la nécessité de réformes, mais n'a pas directement répondu à la question de son maintien en poste. Il a déclaré : "Oui, c'est une tragédie, c'est un grand incendie. Oui, nous avons identifié des défaillances à différentes étapes".
Le feu, qui s'est propagé rapidement, a nécessité plus de 2 000 pompiers pour être maîtrisé. Les autorités ont commencé à entrer dans les bâtiments pour collecter des preuves, et l'enquête pourrait prendre de trois à quatre semaines.
Les flammes se sont répandues rapidement à travers les tours, en raison de matériaux inflammables à l'extérieur des bâtiments. Plusieurs résidents ont signalé qu'ils n'avaient pas entendu l'alarme incendie lors de l'éruption des flammes. Les services d'incendie de Hong Kong ont découvert que les alarmes dans tous les blocs n'étaient pas fonctionnelles.
En réponse à cette tragédie, le département des bâtiments de Hong Kong a suspendu temporairement les travaux sur 30 projets privés. Cela soulève des questions sur la sécurité des constructions dans la région.
Parallèlement, un homme de 24 ans a été arrêté pour sédition, faisant partie d'un groupe demandant une enquête indépendante sur l'incendie. Une pétition en ligne a recueilli plus de 10 000 signatures en moins d'une journée avant d'être supprimée.
Amnesty International et Human Rights Watch ont critiqué ces arrestations, appelant les autorités à mener une enquête transparente sur les causes de l'incendie plutôt que de réduire au silence ceux qui posent des questions légitimes.
Le Wang Fuk Court, construit en 1983, abritait près de 4 600 résidents, dont près de 40 % ont plus de 65 ans. Cet incendie tragique rappelle les dangers potentiels dans les logements collectifs et souligne la nécessité d'améliorer la sécurité. Les autorités doivent agir rapidement pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent.