
La situation des évacués afghans sous l'administration Biden a suscité de nombreuses interrogations, notamment sur les procédures de vérification mises en place. Un incident tragique impliquant un suspect afghan a entraîné des changements significatifs dans la politique d'immigration. Cet article explore les détails de cette situation complexe.
Le tir de deux membres de la Garde nationale à Washington, dont l'un a perdu la vie, a conduit à une réévaluation des politiques d'immigration. Le Département de la Sécurité intérieure (DHS) a indiqué que le suspect, Rahmanullah Lakanwal, était entré aux États-Unis par un programme de réinstallation afghan. Cela a soulevé des questions sur le processus de vérification des individus admis.
Des responsables républicains ont affirmé, sans fournir de preuves, que Lakanwal n'avait pas été vérifié avant son entrée. En réponse, le DHS a suspendu le traitement de toutes les demandes d'immigration concernant les ressortissants afghans en attendant un examen des protocoles de sécurité.
Le programme Operation Allies Welcome (OAW), lancé en août 2021, visait à réinstaller des Afghans vulnérables après la prise de pouvoir des Talibans. Plus de 190 000 Afghans ont été réinstallés grâce à ce programme. La plupart ont reçu un statut de séjour temporaire de deux ans, sous un processus appelé parole.
Les Afghans bénéficiant de ce statut devaient respecter certaines exigences, comme des examens médicaux et des vaccinations. Ceux ayant soutenu les troupes américaines pouvaient obtenir un statut de résident permanent après avoir terminé le processus de Visa d'immigrant spécial (SIV).
Les détails concernant la vérification de Lakanwal avant son entrée aux États-Unis restent flous. Le site gouvernemental archivé pour le programme OAW mentionne un processus de vérification rigoureux impliquant la collecte d'informations biométriques. Plusieurs agences gouvernementales, dont le FBI, étaient impliquées dans cette vérification.
Aujourd'hui, des rapports contradictoires émergent sur l'efficacité de ce processus. Un audit de 2022 a révélé que certaines informations utilisées pour vérifier les évacués étaient inexactes ou manquantes. Cela soulève des préoccupations quant à la capacité du gouvernement à identifier les risques potentiels liés à certains Afghans.
Les réactions à l'incident de Washington ont été vives. Des responsables, comme le vice-président JD Vance, ont critiqué la politique de Biden pour avoir ouvert la porte à des réfugiés afghans non vérifiés. Ils ont souligné des échecs de vérification dans le cadre des évacuations.
Cependant, des experts en immigration, comme Jennie Murray, ont défendu le processus en affirmant que même les meilleures vérifications ne peuvent pas garantir la sécurité future. Elle a souligné que des milliers d'Afghans se sont réinstallés en toute sécurité aux États-Unis depuis l'évacuation.
La question des vérifications des évacués afghans est complexe et soulève de nombreuses préoccupations. Bien qu'un incident tragique ait eu lieu, il est essentiel de ne pas généraliser le risque à l'ensemble de la population afghane réinstallée. La situation actuelle nécessite une évaluation approfondie des politiques d'immigration et des procédures de sécurité mises en place.