
Pressée de vendre son bien, Karine Lellouche, propriétaire d'une maison à Andernos, a engagé deux gros bras pour faire fuir un squatteur. Ce vendredi, tous trois ont comparu devant le tribunal correctionnel. Cette affaire a attiré l'attention des médias, et Karine a même collecté plus de 63 000 signatures dans une pétition pour dénoncer son sort.
En septembre, Karine Lellouche se trouvait « au pied du mur ». Elle a confié au tribunal que la vente de sa maison devait l'aider à régler des frais de succession importants après la mort de ses parents. Naturopathe animalière, elle a déjà subi un revers en début d'année avec le désistement d'un promoteur.
En mars, elle a décidé de porter plainte après avoir découvert que sa maison était squattée. Elle a tenté de changer les serrures, mais les gendarmes lui ont répondu qu'elle n'avait pas le droit de rentrer chez elle. Cette réponse a profondément choqué la quinquagénaire.
Malheureusement, sa plainte a été classée « faute de pouvoir prouver l’effraction », a expliqué Me Louise Durin, son avocate. De plus, le squatteur n'a pas ouvert aux huissiers, et la procédure en préfecture n'a pas abouti. Cela a mis en lumière les difficultés rencontrées par de nombreux propriétaires dans des situations similaires.
Me Durin a souligné que beaucoup de propriétaires se retrouvent dans des situations semblables. Karine a d'abord eu un réflexe citoyen en se tournant vers la justice. Son expérience met en avant les défis que rencontrent de nombreuses personnes face à l'occupation illégale de leur bien.
Cette affaire illustre les complexités juridiques auxquelles sont confrontés les propriétaires en France. Karine Lellouche, en cherchant à défendre ses droits, a suscité une mobilisation citoyenne significative. Son histoire est un appel à la réflexion sur les lois concernant le squat et les droits des propriétaires.