
Des adolescents tiennent leurs smartphones devant le logo WhatsApp, le 11 septembre 2025. Ce service de messagerie est l'un des plus populaires en Russie. Cependant, les autorités ont menacé ce vendredi de « bloquer complètement » WhatsApp. Elles l'accusent de ne pas exclure des activités jugées criminelles par Moscou.
Le géant américain Meta, propriétaire de la messagerie, a répondu que la Russie tentait d'interdire l'application car elle « défie les tentatives du gouvernement de violer le droit des usagers à une communication sécurisée ». Cette situation soulève des inquiétudes quant à la liberté d'expression dans le pays.
Dans un communiqué, l'agence russe de surveillance des télécommunications, Roskomnadzor, a déclaré qu'elle pourrait interdire complètement WhatsApp si l'application ne se conformait pas aux lois russes. En août, la Russie avait déjà interdit aux utilisateurs de passer des appels sur la plateforme dans le cadre d'une répression plus large contre les réseaux sociaux étrangers.
La messagerie Telegram avait également été visée par des mesures similaires. Selon les critiques, Moscou tente de forcer les Russes à utiliser des plateformes contrôlées par l'État à la place. Cela soulève des questions sur la liberté d'accès à l'information et la communication.
Roskomnadzor a affirmé que WhatsApp était utilisé pour « organiser et perpétrer des actes terroristes dans le pays, pour recruter des exécutants, et pour des fraudes ». L'agence a averti : « Si la messagerie ne respecte pas la législation russe, elle sera complètement bloquée ». Ces accusations mettent en lumière les tensions entre la Russie et les plateformes de communication.
Moscou exige également que les messageries fournissent un accès aux données des utilisateurs sur demande des forces de l'ordre. Cela concerne non seulement les enquêtes sur les fraudes, mais aussi les investigations sur des activités que la Russie qualifie de terroristes.
Les autorités russes accusent les services de sécurité ukrainiens de recruter des Russes via ces applications pour commettre des actes de sabotage. Les défenseurs des droits humains s'inquiètent que le contrôle des messageries n'étende les pouvoirs policiers de l'État russe. Cette situation pourrait avoir des conséquences graves sur la vie privée des utilisateurs.
Les répercussions potentielles de ces mesures sont préoccupantes. Le contrôle accru des plateformes de communication pourrait mener à une surveillance plus stricte des citoyens. Cela soulève des enjeux importants concernant la protection des droits individuels en Russie.
En résumé, les menaces pesant sur WhatsApp en Russie illustrent les tensions croissantes entre le gouvernement et les services de messagerie. Les accusations de criminalité et les exigences de conformité aux lois russes soulignent un contexte de répression des libertés individuelles. Il est essentiel de suivre l'évolution de cette situation pour comprendre ses implications sur la communication et la vie privée des utilisateurs.