
Dans une tribune publiée samedi soir, quelque 500 élus locaux appellent Gabriel Attal à porter leurs espoirs pour 2027. Le texte, signé notamment par Renaud Muselier, président de la région Provence‑Alpes‑Côte d’Azur, Thomas Cazenave, maire de Bordeaux, et Antoine Armand, maire d’Annecy, ne cache ni l’urgence ni l’ambition : « Il a la force de l’expérience », écrivent-ils, avant d’ajouter qu’il est « la personne dont notre pays a besoin ».
Quelque 500 élus locaux ont signé la tribune. Gabriel Attal, ancien Premier ministre, a 37 ans et doit tenir un meeting à Paris le 30 mai.
Les signataires mêlent maires, députés, sénateurs et élus régionaux. On y trouve aussi Franck Riester, ancien ministre et maire de Coulommiers, ainsi que Laurent Suau, président du conseil départemental de la Lozère.
Leur message est clair : la présidentielle de 2027 sera « un moment de bascule » qu’ils refusent de « voir la France livrée aux défaitistes ». Ils réclament un chef d’État capable « d’écouter, de concerter », « prêt à partager le pouvoir » et apte à « rassembler ».
L’appel ne tombe pas dans le vide. L’entourage de Gabriel Attal assure que cette tribune « n’est qu’un début » et que la liste des soutiens continuera de grossir, notez que le chiffre proche de 500 rappelle le nombre de parrainages nécessaires pour se présenter à la présidentielle.
Attal, ancien Premier ministre, a accéléré sa campagne après la sortie d’un livre fin avril et multiplie les déplacements ; son parti, Renaissance, l’a publiquement poussé à se déclarer candidat. Il doit tenir un meeting à Paris le 30 mai.
Politiquement, cette poussée vise un objectif net : ravir la place de favori du centre à Édouard Philippe, lui aussi ex‑Premier ministre et candidat déclaré depuis 2024. La bataille entre ces deux profils — le jeune ex‑chef du gouvernement à la trajectoire ascendante contre l’ancien maire du Havre installé comme tête d’affiche du bloc central — va structurer les mois à venir.
Pour les signataires, Attal incarne une combinaison rare : jeunesse, expérience gouvernementale et capacité à proposer.
Reste la question pratique : transformer ces soutiens locaux en dynamique nationale. Avoir la « force de l’expérience » sur une tribune, c’est utile ; convertir ce capital en parrainages, en militants sur le terrain et en résultats électoraux, c’est une autre affaire.
Attal a maintenant une date pour cristalliser son projet : le 30 mai à Paris, où il devra prouver que l’appel des maires n’est pas seulement un vœu, mais le prélude d’une campagne réelle.