
Le bilan humain de l'accident tragique s'alourdit. Au moins 41 personnes ont perdu la vie dimanche soir dans la collision de deux trains à grande vitesse dans le sud de l'Espagne. Ce chiffre a été confirmé par les autorités de la région d'Andalousie et le ministre des Transports, Oscar Puente.
Le gouvernement régional andalou a déclaré dans un communiqué que le bilan des décès est passé à 41 après la récupération d'un corps dans l'un des wagons du train Iryo. Actuellement, 39 personnes, dont quatre enfants, demeurent hospitalisées, avec treize adultes en soins intensifs.
L'accident s'est produit vers 19h45 près de la commune d'Adamuz, dans la province de Cordoue. Un train Iryo a déraillé et a heurté un autre train à grande vitesse de la Renfe, circulant dans l'autre sens. Les images aériennes montrent que les quatre voitures du train de la Renfe se sont complètement retournées, certaines ayant été écrasées par l'impact.
Le ministre des Transports a décrit le choc comme terrible. Il a également qualifié l'accident d'extrêmement étrange, survenu sur une portion de voie rénovée. Il a minimisé la possibilité d'une erreur humaine, suggérant plutôt un problème lié au matériel roulant ou à l'infrastructure.
Les recherches continuent sur le site de la collision, où les deux trains sont réduits en tas de ferraille. Les autorités craignent que le bilan des victimes ne s'alourdisse encore. Le président de la Renfe a souligné que la vitesse des trains, respectivement à 205 et 210 km/h, n'était pas en cause dans l'accident.
Le train opéré par Iryo était en service depuis 2022 et avait été inspecté récemment. Les voies de la ligne Malaga-Madrid avaient également été rénovées en mai. Cela soulève des questions sur la sécurité des infrastructures ferroviaires.
Ce mardi, l'Espagne a commencé un deuil national de trois jours. Le roi Felipe VI et la reine Letizia se sont rendus à Adamuz, apportant leur soutien aux victimes et à leurs familles. Ils visiteront également l'hôpital Reina Sofía, où certains blessés reçoivent des soins.
Le Premier ministre Pedro Sánchez a promis une transparence absolue concernant cette catastrophe. Il a rappelé le souvenir d'un autre déraillement meurtrier survenu en 2013, qui avait fait 80 morts. Un premier rapport préliminaire sur l'accident devrait être publié dans deux ou trois mois.
Cette tragédie a profondément marqué l'Espagne, ravivant des souvenirs douloureux. Les enquêtes en cours visent à établir les causes exactes de cet accident. Les autorités s'engagent à fournir des réponses claires et à améliorer la sécurité des transports ferroviaires.