
Quatre personnes sont portées disparues après qu’une pirogue se soit renversée samedi matin sur le fleuve Maroni, situé dans l’ouest de la Guyane, à la frontière avec le Suriname. Le piroguier et deux enseignants, qui avaient pris place sur cette embarcation, ont réussi à rejoindre la berge, a précisé la gendarmerie à l’AFP.
La préfecture de ce territoire français d’Amérique du Sud a indiqué sur le réseau social X que le chavirage s’est produit vers 6h15 locales (10h15 à Paris) près de la commune de Grand-Santi. Une cellule de crise a été activée pour coordonner les opérations de recherche en cours, a ajouté la préfecture.
Les moyens de secours sont soutenus par un hélicoptère Dragon de la sécurité civile. « La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, suit la situation avec attention », ont précisé ses services sur X. Les efforts de recherche se poursuivent pour retrouver les disparus.
Les accidents sur le fleuve Maroni ne sont pas rares. En juin 2025, un chavirage similaire avait causé la mort de sept personnes, dont trois enfants. En décembre 2023, les corps de trois enfants avaient été retrouvés après le chavirage d’une pirogue taxi.
Il n’existe pas d’aménagements pour la navigation sur le fleuve Maroni, mais la préfecture autorise la circulation de bateaux. Chaque jour, des milliers de personnes, ayant peu d’alternatives pour se déplacer dans cette région isolée de la Guyane, utilisent ces pirogues.
Cette zone n’est pas reliée au réseau routier, et seuls de petits avions circulent en plus des pirogues, qui sont plus nombreuses et moins chères. Les risques liés à la navigation restent donc élevés, et la sécurité des usagers est une préoccupation constante.
La situation actuelle sur le fleuve Maroni souligne l'importance de la sécurité dans les transports fluviaux. Les efforts de recherche pour retrouver les disparus sont essentiels, et la vigilance doit être accrue pour éviter de futurs drames. La communauté espère des nouvelles positives dans les heures à venir.