
Cette fois, c’est la bonne. Plusieurs fois repoussée, l’adoption du Mercosur a été entérinée par les États membres de l’Union européenne (UE) ce vendredi 9 janvier à Bruxelles. Cela s’est produit malgré le vote contre de la Hongrie, de la Pologne, de l’Irlande, de l’Autriche et de la France.
Avec le revirement de l’Italie, ces votes étaient insuffisants pour stopper le traité, en négociation depuis 1999. Ce changement a été facilité par la Commission européenne, qui a procédé à un découpage stratégique dans la dernière ligne droite.
Ce découpage a permis de séparer le volet politique, dont l’adoption nécessitera l’unanimité, de l’accord de libre-échange. Ce dernier ne nécessitait donc plus qu’une majorité qualifiée pour être adopté. Ainsi, l'accord commercial a pu avancer malgré les résistances.
Cette séparation a été cruciale pour permettre à l’accord d’être ratifié. Les discussions autour du Mercosur ont été longues et complexes, mais la Commission a réussi à trouver un compromis qui a permis de faire avancer le projet.
L’accord commercial entre les 27 membres de l’UE, représentant 450 millions d’habitants, et les quatre pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay) vise à éliminer progressivement les droits de douane. Cela concerne environ 111 milliards d’euros d’échanges en 2024 entre les deux zones.
Cette réduction des droits de douane devrait stimuler les échanges commerciaux et renforcer les relations économiques entre l’UE et le Mercosur. Toutefois, il est essentiel de surveiller les implications de cet accord sur les secteurs sensibles.
En conclusion, l’adoption du Mercosur par l’UE représente un tournant important dans les relations commerciales internationales. Malgré les oppositions, le traité a franchi une étape décisive. Les effets sur le commerce et l'économie des pays concernés devront être observés attentivement dans les mois à venir.