
Depuis les résultats des élections, la législature est devenue un véritable casse-tête pour le Gouvernement. Après plus de deux ans de négociations complexes, des signes d'optimisme émergent. Les sources gouvernementales affirment que « les pièces commencent à s'assembler » et qu'un nouvel accord pourrait ouvrir la voie à des dialogues fructueux.
La majorité soutenant le Premier ministre Sánchez a été fragilisée par des scandales de corruption et des accusations de harcèlement. Pour faire face à cela, La Moncloa a utilisé des gestes de concession pour reconstruire son soutien. Chaque geste est soigneusement orchestré pour permettre aux partis de capitaliser sur ces annonces.
Par exemple, le Gouvernement a accordé une prolongation de l'interdiction des expulsions pour les familles vulnérables jusqu'en 2026, en réponse à EH Bildu. Cela montre la méthode : une concession en échange de soutien politique, pour tenter de maintenir l'équilibre fragile de la majorité.
Podemos, qui semblait éloigné du Gouvernement, a récemment fait son retour avec un accord pour la régularisation de migrants. Ce geste, bien qu'important, n'est qu'une pièce du puzzle. La question de la régularisation n'a pas besoin d'approbation parlementaire, mais Sánchez a choisi de collaborer avec Podemos pour renforcer son soutien.
Les leaders de Podemos, comme Ione Belarra et Irene Montero, ont même agi comme intermédiaires avec Junts, en proposant des messages codés pour faciliter des discussions. Cela démontre une volonté d'engagement, mais aussi une nécessité de rétablir la confiance dans le processus politique.
Malgré ces avancées, Junts reste un élément clé du puzzle. Hier, ils ont voté avec le PP et Vox pour rejeter un décret social crucial. Les tensions persistent, notamment autour de la prolongation des expulsions pour impayés de loyer, qui a suscité leur opposition. Cela souligne les défis que rencontre le Gouvernement pour obtenir un soutien unifié.
Pourtant, un espoir demeure. Les leaders de Podemos ont exprimé leur volonté de négocier le transfert de compétences en matière d'immigration à la Catalogne, à condition que le texte soit modifié pour éliminer toute expression raciste. Cela pourrait ouvrir la voie à des discussions plus constructives entre les différentes parties.
En somme, le Gouvernement se trouve à un carrefour délicat. Les concessions faites à différents partis, comme Podemos et EH Bildu, sont essentielles pour maintenir une stabilité politique. Cependant, le soutien de Junts reste indispensable pour compléter le puzzle. La capacité du Gouvernement à naviguer ces eaux tumultueuses déterminera son avenir.