
Le rejet ou, du moins, la paralysie de l'accord tarifaire avec les États-Unis prend de l'ampleur au sein du Parlement européen. Les partis comme le Parti Populaire Européen, les socialistes et les libéraux envisagent de voter contre la ratification de cet accord. Ils soulignent la manque de clarté juridique suite à la décision de la Cour suprême.
Les sources populaires affirment : "Nous voterons probablement contre". Ils ajoutent que "tant qu'il n'y a pas plus de clarté, il est impossible de voter quelque chose dont nous ne savons pas si cela sera respecté par l'autre partie". Cela signifie qu'ils ne peuvent pas approuver l'accord signé l'été dernier, qui impose un tarif de 15 % sur les produits européens aux États-Unis, tandis que les produits américains bénéficieraient d'un tarif de 0 % en Europe.
La situation est complexe. Zeljana Zovko, rapporteuse du PPE, a déclaré : "Sans une pleine clarté juridique sur les nouveaux tarifs, il serait irresponsable de réagir de manière prématurée". Elle a insisté sur la nécessité d'une évaluation détaillée de la situation, des implications légales et de l'impact économique avant de prendre une décision.
De leur côté, les socialistes, par la voix de Bernd Lange, président de la commission, ont exprimé leur préoccupation : "Il y a un chaos tarifaire de la part de l'administration américaine". Ils demandent une clarté et une sécurité juridique avant de passer à de nouvelles étapes.
Les positions de ces trois formations politiques sont claires. Lors de la réunion extraordinaire convoquée par Lange, ils devront définir leurs positions initiales. La question à l'ordre du jour est de savoir si les travaux pour adopter l'accord tarifaire doivent se poursuivre ou non.
La Commission européenne a également demandé plus de clarté concernant les mesures que les États-Unis envisagent d'adopter suite à la décision de la Cour suprême. La situation actuelle, selon eux, ne favorise pas un commerce transatlantique équitable et mutuellement bénéfique.
Ursula von der Leyen a affirmé que la Commission veillera à ce que les intérêts de l'Union européenne soient pleinement protégés. Les entreprises et les exportateurs de l'UE doivent bénéficier d'un traitement équitable, de prévisibilité et de sécurité juridique.
Cependant, la Commission a également souligné que "un accord est un accord". En tant que principal partenaire commercial des États-Unis, l'UE s'attend à ce que Washington respecte les engagements pris dans la Déclaration conjointe, tout en notant que la majorité du Parlement diverge sur ce point.
Il est évident qu'il existe un désaccord marqué entre la Commission et le Parlement européen concernant l'accord tarifaire. Alors que la Commission défend le pacte atteint en août, la majorité du Parlement estime que ce n'est pas le moment de l'appliquer. Cette situation soulève des questions sur l'avenir des relations commerciales entre l'UE et les États-Unis.