
L'action militaire des États-Unis au Venezuela a été jugée "moralement" correcte par Kemi Badenoch. La dirigeante conservatrice a déclaré à la BBC qu'elle ne comprenait pas la base légale de l'opération de Donald Trump visant à évincer le président Nicolás Maduro, mais a reconnu qu'il dirigeait un régime brutal.
Elle a exprimé sa satisfaction quant au départ de Maduro, tout en soulignant que cette action soulevait des questions sérieuses sur l'ordre basé sur des règles. Le gouvernement britannique n'a pas critiqué cette décision, arguant que Maduro était un "président illégitime".
Des députés du Parti travailliste et d'autres partis d'opposition, comme les Liberal Democrats et le Green Party, ont appelé le gouvernement à condamner les actions de Trump. Ils les considèrent comme illégales et contraires aux normes internationales.
Badenoch a décrit l'action américaine comme "extraordinaire", tout en reconnaissant la nécessité de cette intervention. Elle a partagé son expérience personnelle, ayant grandi sous une dictature militaire, ce qui lui permet de comprendre la situation au Venezuela.
Badenoch a également mentionné qu'il était approprié de demander à Trump de ne pas intervenir au Groenland. Selon elle, il existe une grande différence entre les États démocratiques et le "État gangster" qu'est le Venezuela. Elle a affirmé que le destin du Groenland devait être décidé par le Danemark et ses habitants.
Les récentes menaces de Trump d'annexer le Groenland, un territoire danois semi-autonome, ont été critiquées. Le Royaume-Uni, avec plusieurs pays européens, a insisté sur le fait que les questions concernant le Groenland relèvent uniquement de Danemark et du Groenland.
Wes Streeting, secrétaire à la Santé, a expliqué que l'approche du Royaume-Uni envers le Groenland différait de celle envers le Venezuela, en raison de l'appartenance du Danemark à l'OTAN. Il a affirmé qu'il n'était pas dans l'intérêt national du Royaume-Uni de remettre en question l'avenir du territoire.
Streeting a également défendu la réponse du Premier ministre face aux événements au Venezuela, affirmant qu'il agissait dans l'intérêt du Royaume-Uni et du peuple vénézuélien. Il a reconnu que d'autres étaient plus critiques envers les États-Unis.
Des critiques, comme la députée travailliste Emily Thornberry, ont averti que l'action des États-Unis pourrait renforcer la position de la Russie et de la Chine. Ils estiment que le Royaume-Uni doit être clair sur le fait que cette opération a violé le droit international.
Yvette Cooper, ministre des Affaires étrangères, a rappelé à son homologue américain Marco Rubio ses obligations en vertu du droit international. Cependant, elle a réaffirmé que c'était à l'US de clarifier la base légale de ses actions.
L'opération des États-Unis au Venezuela soulève de nombreuses interrogations éthiques et légales. Les réactions au Royaume-Uni reflètent une division sur la manière de répondre à cette situation complexe. Alors que certains soutiennent l'intervention, d'autres craignent ses répercussions internationales.