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Les actions des banques chutent après des appels à une taxation des profits

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Les actions des banques chutent après des appels à un impôt sur les bénéfices

Les actions des principales banques britanniques ont connu une forte chute suite à des appels pour l'introduction d'un nouvel impôt sur les bénéfices bancaires. Les traders et investisseurs ont réagi à l'annonce de l'Institute for Public Policy Research (IPPR), qui a affirmé qu'un impôt sur les bénéfices pourrait générer jusqu'à 8 milliards de livres par an pour le gouvernement.

Le think tank a indiqué que cette politique compenserait les pertes des contribuables liées à l'impression de monnaie de la Banque d'Angleterre. Bien que le Trésor n'ait pas encore commenté cette politique, les inquiétudes ont entraîné une chute des actions de NatWest, Lloyds et Barclays, qui ont été les plus touchées sur l'indice principal de la Bourse de Londres.

Réactions des banques

Les actions de NatWest et Lloyds ont chuté de plus de 4%, tandis que Barclays a enregistré une baisse de plus de 3% lors des premières transactions. Charlie Nunn, le directeur général de Lloyds, a exprimé son opposition à toute augmentation d'impôt pour les banques dans le cadre du Budget. Il a affirmé que les efforts pour dynamiser l'économie britannique ne seraient pas compatibles avec des hausses d'impôts.

Le Trésor a été contacté pour un commentaire, mais n'a pas encore répondu. L'IPPR, un think tank de gauche, a souligné qu'une taxe sur les bénéfices bancaires était nécessaire, car le programme d'assouplissement quantitatif de la Banque d'Angleterre coûtait aux contribuables environ 22 milliards de livres par an.

Les pertes de la Banque d'Angleterre

La Banque d'Angleterre achète des obligations, qui sont essentiellement des IOUs à long terme, auprès du gouvernement britannique et des entreprises pour augmenter les prix des obligations et réduire les taux d'intérêt à long terme. Actuellement, la Banque vend certaines de ces obligations, et l'IPPR a indiqué qu'elle subissait d'énormes pertes en les vendant en dessous de leur valeur d'achat.

Ces pertes d'intérêts ont été qualifiées par l'IPPR de "subvention gouvernementale aux banques commerciales". Le think tank a également mis en évidence que les bénéfices des banques commerciales avaient augmenté de 22 milliards de dollars par rapport à la période précédant la pandémie.

Conséquences pour le marché

Carsten Jung, directeur associé de l'IPPR et ancien économiste de la Banque d'Angleterre, a déclaré que la Banque et le Trésor avaient "mal géré la mise en œuvre de l'assouplissement quantitatif". Il a ajouté que "l'argent public s'écoule directement dans les coffres des banques commerciales en raison d'une conception de politique défaillante".

Alors que les familles luttent contre la hausse des coûts, le gouvernement écrit effectivement des chèques de plusieurs milliards de livres aux actionnaires des banques. Une taxe ciblant les bénéfices exceptionnels liés à l'assouplissement quantitatif laisserait encore aux banques des bénéfices "considérablement plus élevés", tout en permettant au gouvernement d'économiser jusqu'à 8 milliards de livres par an pendant la législature.

Impact sur la confiance des entreprises

Russ Mould d'AJ Bell a indiqué que le marché boursier britannique avait été affecté par cette suggestion, les investisseurs s'interrogeant sur la possibilité que "l'ère des bénéfices, des dividendes et des rachats record soit désormais menacée". La période de débat sur les impôts coïncide avec un nouveau sondage de Lloyds suggérant une hausse de la confiance des entreprises, malgré les pressions sur les coûts.

Le secteur des services financiers, représenté par UK Finance, a soutenu qu'un nouvel impôt sur les banques rendrait la Grande-Bretagne moins compétitive à l'international. Les banques basées au Royaume-Uni paient déjà à la fois un supplément d'impôt sur les sociétés et une taxe bancaire.

Conclusion

En résumé, les appels à un impôt sur les bénéfices des banques ont provoqué une chute significative des actions de plusieurs grandes banques britanniques. Les implications de cette politique pourraient avoir des effets durables sur le marché et la confiance des entreprises, alors que le débat sur l'assouplissement quantitatif et ses conséquences pour les contribuables continue de faire rage.

Publié le : 29 août 2025
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