
Le dernier numéro de Loire Magazine affiche une couverture marquante : une Marianne en pleurs avec le titre « Comment continuer de vous aider ? ». Cette image symbolise le profond désespoir des élus de la collectivité territoriale rhônalpine. Le président du département, Georges Ziegler, exprime son inquiétude face à un avenir incertain.
Il déclare : « Les mesures que l’on prend vont nous permettre de passer le cap de l’année 2026, mais après ? ». Cette question souligne son doute concernant les intentions du gouvernement envers les départements. Les finances du département de la Loire sont en péril, avec des dépenses qui augmentent sans cesse, tandis que les recettes stagnent.
Les dépenses sociales pèsent lourdement sur le budget. Avec un total de près de 947 millions d’euros, plus de 550 millions sont consacrés aux dépenses sociales, excluant les coûts de personnel. Georges Ziegler souligne les impacts de cette situation : « Le RSA c’est environ 120 millions d’euros. »
Les aides aux personnes âgées, aux personnes handicapées et à l’enfance continuent d'augmenter. Face à cette réalité, le président admet qu'il n'a pas de solution miracle et déclare : « On est un département en péril ! » Cette situation financière critique nécessite des choix difficiles pour l'avenir.
Pour établir un budget 2026 « sincère », les 42 conseillers départementaux ont été contraints de réduire les dépenses. Par exemple, la station de ski de Chalmazel, qui recevait une subvention annuelle d'un million d'euros, a dû fermer ses portes. Ziegler explique : « Je ne regrette pas, j’étais obligé de le faire. »
Les économies nécessaires s'élèvent à 86 millions d'euros, incluant 50 millions d'investissements et 36 millions de fonctionnement. Le président insiste sur le fait qu'il faut rogner sur de nombreux domaines, notamment la culture et le sport, pour préserver les pôles essentiels.
Concernant l'aéroport de Saint-Étienne, qui est déficitaire et dont le département détient 43 % des parts, Georges Ziegler évoque la nécessité d'une répartition des charges. Il souhaite se désengager de cette responsabilité, car l'aéroport est en dehors de ses compétences.
Le président souligne l'urgence de la situation : « Je redis qu’il faut qu’on y pense très sérieusement. » Il envisage même un scénario pessimiste, tel qu’une mise sous tutelle, si les difficultés financières persistent.
Face à cette crise, les élus ligériens ont lancé une pétition en ligne intitulée « Je défends la Loire ». Cette initiative a déjà recueilli plus de 223 signatures de municipalités, toutes conscientes de l'importance des fonds départementaux pour leurs projets locaux.
Cette mobilisation témoigne de la solidarité et de la préoccupation des élus pour l'avenir du département. Ils savent que l'argent du département est crucial pour financer de nombreux petits chantiers et maintenir le service public.
La situation financière du département de la Loire est préoccupante. Les élus, sous la direction de Georges Ziegler, font face à des choix difficiles pour assurer la pérennité des services. La crise actuelle appelle à une réflexion profonde sur l'avenir des départements et la gestion des ressources. Les initiatives comme la pétition « Je défends la Loire » montrent une volonté de défendre les intérêts du territoire.