
Le 22 mars 2026, lors du second tour des municipales, Agnès Pannier‑Runacher était l’invitée de France 2 pour défendre le bilan du camp présidentiel.
Sur le plateau, elle a lâché : « C’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses. »
Soirée d’élection, ton de campagne. Pannier‑Runacher a tenté de transformer des résultats contrastés en preuves de progrès : « Je vois effectivement que les Français et les Françaises ne trichent pas quand il s’agit des municipales et qu’ils veulent donner leur confiance à Édouard Philippe. Saluer tous les candidats Renaissance qui sont maires ce soir, ça aussi ce sont des victoires. » Face à elle, Léa Salamé a rappelé la fragilité de l’ancrage local du parti huit ans après l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir, tout en concédant que Renaissance semblait doubler le nombre de ses élus.
La discussion a rapidement dérapé vers la comparaison avec le Rassemblement national. « Le RN à côté de vous a au moins triplé… » a lancé Léa Salamé, visiblement tendue. Pannier‑Runacher a répliqué, avec un mélange d’aplomb et d’humour populaire : « Voilà. Certes, mais c’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses. » La formule a déclenché l’hilarité sur le plateau ; Laurent Delahousse a essayé de temporiser en qualifiant la remarque « d’expression ancienne ».
La phrase a fait le tour des réseaux sociaux en quelques minutes. Pour beaucoup, elle amuse ; pour d’autres, elle souligne le décalage entre la solennité d’un soir électoral et la langue imagée des responsables politiques. Au‑delà du buzz, la séquence illustre une mécanique connue : sur les plateaux, la pression pousse à réagir vite, parfois au risque de phrases qui restent plus que des arguments.
Ces municipales montrent des équilibres mouvants : des victoires locales pour Renaissance, des progrès très nets pour le RN, et des réactions à chaud qui finissent par capter autant l’attention que les chiffres eux‑mêmes. Entre petites phrases et calculs politiques, la soirée rappelle que les images et les formules peuvent peser autant que les pourcentages. Les municipales 2026 n’en ont pas fini de provoquer conversations et leviers stratégiques.
| Critère (contexte : second tour Municipales 2026) | Renaissance | Rassemblement national (RN) |
|---|---|---|
| Évolution / nombre d'élus | Selon Agnès Pannier-Runacher, le parti « peut doubler le nombre de ses élus ». | Sur le plateau, il est dit que le RN « a au moins triplé », soulignant une progression plus marquée. |
| Image et discours sur le plateau | Défendu positivement par Pannier-Runacher qui met en avant des victoires locales malgré un contexte nuancé. | Évoqué par les journalistes comme ayant réalisé de forts scores, utilisé comme point de comparaison critique. |