
Le gouvernement a annoncé ce vendredi soir, suite à une mobilisation symbolique d’agriculteurs à Paris, plusieurs mesures essentielles pour le secteur agricole. La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a exprimé sa satisfaction quant à la vaccination de 85 % des 750 000 bovins du Sud-Ouest en trois semaines. Cela témoigne de l'efficacité des efforts déployés.
Parmi les mesures notables, le fonds de soutien aux éleveurs touchés par le blocage des bovins va être doublé, passant de 11 à 22 millions d’euros. De plus, des négociations vont s'ouvrir avec l’Italie et l’Espagne pour qu’ils acceptent de nouveau les bovins vaccinés.
La ministre a également annoncé deux avancées significatives obtenues récemment. D'une part, le maintien du budget de la PAC pour la période 2028-2034, et d'autre part, la suspension du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) concernant les engrais. Ces décisions sont perçues comme un soutien crucial pour les agriculteurs.
Au sein de l’exécutif, il est reconnu que la décision de ne pas voter le Mercosur était déjà prise au début de décembre. Cependant, cette information a été gardée secrète pour exercer une pression sur Bruxelles en vue d'obtenir des concessions sur la taxe carbone sur les engrais, qui est une priorité pour la FNSEA.
Un autre sujet de préoccupation majeur est le dossier de la prédation, avec un bilan alarmant de 4 000 attaques de loups et 12 000 animaux morts en 2025. En réponse à cette situation, le gouvernement a décidé d'augmenter de 10 % le nombre de tirs autorisés, alors que le quota d’abattage annuel est actuellement fixé à 19 % de la population lupine.
Annie Genevard a également souligné que de nombreuses dispositions attendues par les agriculteurs dépendent de l’adoption du budget. Cela inclut les 130 millions du plan d’arrachage en viticulture et le triplement du fonds hydraulique à 60 millions d’euros.
Enfin, la ministre de l’Agriculture a promis que les décrets d’application de la loi Duplomb, relative à la construction de bâtiments d’élevage, seraient publiés avant la fin du mois. Ces engagements visent à répondre aux attentes des agriculteurs et à apaiser les tensions.
Cependant, il reste des doutes quant à savoir si ces mesures seront suffisantes pour calmer la colère des agriculteurs. Une source au sein de l’exécutif exprime des craintes concernant une crise perlée qui pourrait se prolonger jusqu’au Salon de l’agriculture, prévu pour le 21 février.
En résumé, le gouvernement a pris des mesures significatives pour soutenir le secteur agricole. Malgré ces annonces, des préoccupations subsistent, notamment concernant la prédation et l'impact des décisions budgétaires. Le dialogue entre le gouvernement et les agriculteurs sera crucial dans les semaines à venir.