Les inspecteurs de l'ONU ont commencé leur travail ce mercredi à la centrale nucléaire iranienne de Bushehr. Le directeur général de l'OIEA, Rafael Grossi, a confirmé la présence de l'équipe sur place. "Ils sont là maintenant", a-t-il déclaré aux journalistes à Washington. Cette inspection marque la première intervention de l'OIEA en Iran depuis la suspension de la coopération par Téhéran le mois dernier.
Cette suspension fait suite à un contexte de tensions géopolitiques, notamment après la guerre de 12 jours avec Israël et les frappes américaines. L'arrivée de l'équipe de l'OIEA à Bushehr est cruciale pour la surveillance des activités nucléaires en Iran.
Le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne envisagent de réimposer les sanctions de l'ONU contre l'Iran. Ce processus pourrait débuter ce jeudi, mais les trois pays espèrent obtenir des engagements de Téhéran concernant son programme nucléaire dans un délai de 30 jours. Cela pourrait les inciter à retarder l'adoption de mesures concrètes.
Les diplomates ont indiqué que le groupe E3 s'est réuni avec l'Iran mardi pour tenter de relancer la diplomatie nucléaire. Ils craignent de perdre la capacité de rétablir les sanctions levées par l'accord nucléaire de 2015 avec les grandes puissances, si aucune avancée n'est réalisée d'ici la mi-octobre.
Les discussions n'ont pas abouti à des engagements tangibles de la part de l'Iran, bien que des diplomates estiment qu'il existe encore une marge pour poursuivre les négociations. Le groupe E3 a décidé de commencer la "réactivation" des sanctions en raison des violations présumées de l'accord de 2015 par l'Iran, qui visait à empêcher le développement d'armes nucléaires.
Les pays occidentaux affirment que le programme nucléaire iranien dépasse les besoins civils, alors que Téhéran nie chercher à développer des armes nucléaires. Le processus de l'ONU pour rétablir les sanctions prend environ 30 jours et toucherait divers secteurs, notamment financier et de la défense.
Téhéran a averti qu'une réponse dure serait à prévoir si les sanctions étaient rétablies. Les tensions entre l'Iran et les puissances occidentales continuent d'augmenter, rendant la situation encore plus délicate. Les négociations réelles ne commenceront qu'après l'envoi de la lettre au Conseil de sécurité de l'ONU.
En somme, l'inspection de la centrale de Bushehr et les discussions sur les sanctions illustrent des défis diplomatiques majeurs. L'avenir des relations entre l'Iran et les puissances mondiales dépendra des engagements pris par Téhéran dans les semaines à venir. La communauté internationale surveillera de près l'évolution de cette situation complexe.