
Le gouvernement espagnol a infligé une amende de 64 millions d'euros (56 millions de livres sterling) à Airbnb pour avoir annoncé des appartements non autorisés. Cette décision vise à protéger le marché locatif local, en particulier dans les destinations touristiques populaires comme Barcelone.
Airbnb devra retirer les annonces des propriétés non licenciées. Bien que le ministère des Affaires de Consommation ait déclaré que cette amende ne pouvait pas être contestée, la société a l'intention de contester cette décision devant les tribunaux.
La croissance du tourisme en Espagne a suscité des préoccupations concernant l'accessibilité du logement. La forte demande des visiteurs augmente les prix, ce qui pousse les habitants à quitter le marché. Le ministre des droits des consommateurs, Pablo Bustinduy, a déclaré que de nombreuses familles vivent dans des conditions précaires en raison de cette situation.
Airbnb a réagi en affirmant qu'elle collaborait étroitement avec le ministère du Logement pour soutenir l'application d'un nouveau système d'enregistrement national. La société se dit confiante que les actions du ministère sont contraires aux réglementations en vigueur en Espagne.
Le gouvernement espagnol s'inquiète des effets des locations à court terme sur les quartiers, alimentés par une population de vacanciers. Des milliers d'annonces Airbnb ont été interdites, et des restrictions ont été imposées sur le nombre de propriétés que la plateforme peut promouvoir.
En mai, des manifestations ont eu lieu contre la société, alors que la saison estivale battait son plein. Le gouvernement a identifié plus de 65 000 annonces enfreignant les règles de consommation, notamment la promotion de propriétés non autorisées.
Dans un message sur le réseau social Bluesky, M. Bustinduy a affirmé que "personne, quelle que soit sa taille ou sa puissance, n'est au-dessus de la loi". Cette déclaration souligne l'engagement du gouvernement à réguler le marché locatif.
Airbnb, fondée en 2007, a connu une popularité croissante à partir de 2014. Cependant, de nombreuses villes, y compris Barcelone, New York et Paris, ont mis en place des restrictions strictes sur les locations à court terme en raison de plaintes concernant le bruit et l'absence d'hôtes.
La décision du gouvernement espagnol d'imposer une amende à Airbnb souligne les tensions entre le secteur du tourisme et le marché locatif local. Alors que la lutte pour réguler les locations à court terme se poursuit, il est essentiel de trouver un équilibre entre le développement touristique et la protection des résidents locaux.