
Le ministère algérien des Affaires étrangères a convoqué, samedi, le chargé d’affaires de l’ambassade de France à Alger. Cette démarche vise à protester contre un numéro de Complément d’enquête diffusé sur France 2. L’émission, consacrée à la crise diplomatique entre les deux pays, a suscité de vives réactions.
Dans un communiqué, Alger qualifie l’émission de « tissu de contre-vérités ». Le gouvernement algérien dénonce également une agression contre l'État, ses institutions et ses symboles. Cette situation souligne la tension persistante entre l'Algérie et la France.
Le ministère des Affaires étrangères d'Algérie met en cause la participation de l’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet. Celui-ci dirige l'ambassade depuis Paris, après avoir quitté le pays à la demande du président Emmanuel Macron.
Cette décision s'inscrit dans un contexte de crise bilatérale qui dure depuis l’été 2024. Le rappel de l'ambassadeur algérien à Paris témoigne des tensions croissantes entre les deux nations.
Dans l'émission, l’ambassadeur Romatet évoque la décision d’Emmanuel Macron, fin juillet 2024. Ce dernier a choisi de soutenir la proposition marocaine d’autonomie pour le territoire disputé du Sahara occidental. Cette décision a été perçue comme un affront par Alger.
Alger soutient les indépendantistes du Polisario, qui s'opposent à Rabat dans ce conflit. Ce soutien renforce les tensions entre l'Algérie et la France, mettant en lumière les enjeux géopolitiques de la région.
Le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Chems-eddine Hafiz, proche du président Abdelmadjid Tebboune, a également pris la parole. Dans l’émission, il déclare que le soutien de Paris à Rabat sur le Sahara occidental « a mis fin à la relation » entre les deux chefs d’État.
Cette déclaration souligne l'impact significatif de la politique étrangère française sur les relations avec l'Algérie. Les tensions se sont intensifiées, rendant le dialogue plus difficile.
La crise diplomatique entre l'Algérie et la France s'intensifie, comme l'illustre la récente convocation du chargé d’affaires. Les déclarations officielles et les enjeux du Sahara occidental exacerbent les tensions. Il est crucial de suivre l'évolution de cette situation pour comprendre les futures interactions entre ces deux pays.