
La refundation de la gauche, qui remplace Sumar, a été annoncée ce samedi à Madrid. Bien qu'elle n'ait pas encore de leader ni de nouveau nom, des partis comme IU, Movimiento Sumar, Más Madrid et Comunes se sont unis. Leur objectif est de rassembler les forces à gauche du PSOE pour les prochaines élections générales.
Cette initiative vise à contrer la montée du PP et de Vox aux urnes, tout en cherchant à maintenir le gouvernement de coalition. Les quatre partis espèrent intégrer d'autres formations dans les mois à venir, mais ils avancent sans attendre Podemos, qui refuse pour l’instant cette unité. La vice-présidente Yolanda Díaz était également absente, remettant en question son avenir politique.
Le lancement de cette alliance a eu lieu au Círculo de Bellas Artes, où les attentes de participation ont été largement dépassées. Environ 420 personnes ont assisté à l'événement, tandis que d'autres centaines se sont retrouvées à l'extérieur, incapables d'entrer. Les principaux représentants des partis ont exprimé leur engagement à refonder l’offre électorale de la gauche.
Ils souhaitent récupérer la mobilisation et l’enthousiasme, tout en apprenant des erreurs passées. L’objectif est de créer une alliance stable, égalitaire et démocratique, où tous les partenaires se sentent à l’aise. Ce message a été clairement relayé par les leaders présents lors de l'événement.
Les dirigeants ont souligné la nécessité de mettre fin à la melancolía de la gauche et de bâtir un nouveau projet de pays. Ils veulent transformer la majorité sociale en une majorité électorale pour stopper la montée de l'extrême droite. Des appels ont été lancés pour que Podemos rejoigne cette initiative, avec des portes ouvertes "à par en par" pour ceux qui ne s'auto-excluent pas.
Les leaders ont également mis en avant l'importance d'un projet politique solide, insistant sur le fait que les élections ne se gagnent pas simplement par des analyses sociologiques. Ils ont exprimé leur détermination à faire de l'unité un sens commun pour faire face à la réaction et au fascisme.
La coordinatrice de Movimiento Sumar, Lara Hernández, a déclaré que ce nouveau front vise à être un projet politique autonome. Il ne s'agit pas d'être la gauche à gauche du PSOE, mais d'incarner la gauche avec des valeurs et des principes. Ce projet entend reconnecter avec les citoyens, en appelant à une mobilisation active dans les quartiers.
Les dirigeants ont reconnu que tout vide laissé serait occupé par l’ultra-droite, ce qui est inacceptable. Ils ont exprimé leur volonté de faire en sorte que la majorité ne se sente pas seule, mais plutôt organisée et mobilisée dans un front démocratique commun.
Lors de la présentation, de nombreux dirigeants et membres des partis impliqués étaient présents. Parmi eux, des ministres de Sumar, ainsi que des figures politiques importantes comme Ada Colau et Alberto Garzón. Cette représentation large montre l'importance de l'événement et le soutien à cette nouvelle initiative.
Les syndicats étaient également représentés, avec des leaders comme Unai Sordo et Pepe Álvarez. Des délégations d'autres partis, tels que ERC et EH Bildu, ont également assisté à l'événement, soulignant l'intérêt croissant pour cette nouvelle alliance à gauche.
La nouvelle alliance de gauche représente une étape cruciale pour les partis souhaitant unir leurs forces. En se concentrant sur la mobilisation et la réorganisation, ils espèrent créer un front solide contre l'extrême droite. Ce projet ambitieux pourrait redynamiser la gauche et offrir une alternative viable aux électeurs.