
Le gouvernement de Donald Trump a désigné Laura Dogu comme la diplomate qui sera la contrepartie politique de Delcy Rodríguez depuis l'ambassade des États-Unis à Caracas. Dogu a précédemment exercé en tant qu'ambassadrice au Nicaragua et au Honduras, sous l'administration de la présidente de gauche Xiomara Castro, une alliée du chavisme en Amérique latine.
Malgré les nombreuses critiques qu'elle a reçues à Tegucigalpa, Dogu s'est révélée être une ambassadrice conciliatrice. Elle est reconnue pour sa capacité à naviguer dans des eaux très troublées. Selon des sources politiques, elle est décrite comme "très yuca (crack)", modérée et toujours prête à éviter les conflits.
Dogu a également été conseillère en politique étrangère pour le général Dan Caine, chef de l'État-Major Conjoint et figure clé pour Donald Trump dans sa stratégie concernant le Venezuela. Son expérience en Amérique centrale est enrichie par son rôle en tant que numéro deux à l'ambassade de Mexico.
Elle n'est pas confrontative, mais plutôt décidée et solide. Dogu a toujours cherché à médier dans le conflit politique au Honduras. Sa méthode contraste avec d'autres ambassadeurs américains, souvent plus hostiles. Le rôle des États-Unis au Honduras était crucial, surtout maintenant en Venezuela.
Mario Serna, fondateur de Honduras Verifica, a confirmé que Dogu sait comment apaiser les tensions internes. Sa position la place comme une contrepartie pondérée dans la feuille de route tracée depuis Washington, où les frères Rodríguez dominent le pouvoir politique.
En résumé, Laura Dogu se positionne comme une diplomate clé dans un contexte politique délicat. Son expérience et son approche modérée pourraient jouer un rôle essentiel dans les relations entre les États-Unis et le Venezuela. Son mandat pourrait influencer la dynamique régionale tout en cherchant à réduire les tensions.