
Roy Marsh, un homme de 86 ans, a récemment fait parler de lui après avoir reçu une amende pour avoir craché une feuille morte. Cet incident s'est produit à Skegness, dans le Lincolnshire, en février dernier. Selon la BBC, il a dû payer 250 livres (285 euros) pour cette infraction jugée surprenante.
L'octogénaire a expliqué que tout a commencé alors qu'il se reposait dans un parking. Une rafale de vent a soufflé un brin de roseau dans sa bouche, qu'il a immédiatement recraché. Malheureusement, deux agents de la police anti-déchets l'ont vu et l'ont verbalisé pour avoir craché par terre.
Roy Marsh a réagi en qualifiant la situation de disproportionnée. Il a déclaré qu'il se comportait comme un « petit garçon stupide » pour avoir été verbalisé. Sa fille, Jane Fitzpatrick, a partagé son indignation sur Facebook, soulignant les difficultés de son père à marcher en raison de sa santé.
Jane a précisé que son père souffre d'asthme sévère et d'une maladie cardiaque, mais qu'il fait de son mieux pour se promener quotidiennement. Elle a également mentionné l'attitude grossière d'un agent qui l'a interpellé après qu'il a sorti un mouchoir de sa poche.
Initialement, l'amende de Roy Marsh était de 250 livres. Cependant, elle a été réduite à 150 livres (171 euros) en appel, somme qu'il a finalement payée. Cette situation a suscité des interrogations sur la rigueur des lois anti-déchets, notamment pour les personnes âgées.
Jane a ajouté que son père avait été suivi par un agent lors d'une autre promenade, ce qui a renforcé son sentiment d'injustice. Ce genre d'incidents soulève des questions sur la manière dont les lois sont appliquées aux citoyens, en particulier aux plus vulnérables.
Adrian Findley, un conseiller du comté de Lincolnshire, a exprimé son mécontentement face à ces pratiques jugées trop sévères. Il a rapporté avoir reçu plusieurs plaintes concernant des amendes infligées dans des situations similaires. Selon lui, les agents devraient faire preuve de discernement dans l'exercice de leurs fonctions.
Il a également souligné que les personnes âgées ne devraient pas être punies pour des incidents accidentels, comme courir après des paquets de chips dans le vent. Findley a plaidé pour une approche plus humaine, permettant aux gens de s'excuser et de ramasser les déchets.
Le conseil du district d’East Lindsey (ELDC) a défendu ses équipes d'application de la loi, affirmant qu'elles n'interviendraient que lorsque des infractions environnementales sont clairement observées. Martin Foster, responsable des services opérationnels, a précisé que l'objectif est de provoquer un changement de comportement.
Il a ajouté que l'intention est d'assurer un environnement propre et sûr pour les résidents et les visiteurs. Cette situation met en lumière les défis de l'application des lois anti-déchets, surtout dans des cas où la discrétion pourrait être nécessaire.
La mésaventure de Roy Marsh soulève des questions importantes sur l'application des lois anti-déchets et leur impact sur les personnes âgées. Les autorités locales doivent trouver un équilibre entre la protection de l'environnement et la compréhension des circonstances individuelles. Une approche plus humaine pourrait éviter des situations aussi regrettables à l'avenir.