BUENODIA

À Annecy, Jean-Luc Rigaut visé par une plainte pour faux et usurpation d’identité

Jean-Luc Rigaut devant la mairie d’Annecy, en costume, avec le bâtiment et des passants en arrière-plan

Plaidoyer d’une plainte rendue public à la veille du vote

Le 13 mars, à moins de 48 heures du premier tour des municipales, le parquet d’Annecy confirme qu’une plainte a été déposée en fin d’année dernière visant Jean‑Luc Rigaut.

L’ancien maire d’Annecy (2007–2020) et candidat pour le scrutin du 15 mars est soupçonné d’usage de faux et d’usurpation d’identité dans une affaire privée : il aurait utilisé, selon la plainte, le nom et les coordonnées d’un cabinet d’avocats sur des documents présentés comme émanant de ce dernier.

Confirmation du parquet et révélation du cabinet

Le 13 mars, le parquet d’Annecy a confirmé le dépôt d’une plainte pour usage de faux et usurpation d’identité visant Jean‑Luc Rigaut.

Le 28 novembre 2025, le cabinet d’avocats a déclaré avoir reçu de la partie adverse des documents prétendument émanant de ses services, documents qu’il qualifie de faux.

Le cabinet annecien décrit l’origine et l’usage des documents

Le cabinet annecien a publié un communiqué détaillant l’origine du problème : le 28 novembre 2025, la partie adverse, par l’intermédiaire de son avocat, lui a transmis des copies de pièces censées provenir du cabinet et destinées à M. Rigaut, pièces que ce dernier aurait remises.

Le cabinet affirme n’être pas l’auteur de ces écrits ; le nom d’un de ses avocats, le logo et l’ensemble des coordonnées du cabinet auraient été utilisés sans autorisation, donc sur des faux.

Cette version place l’affaire hors du simple différend privé : si le cabinet a raison, des documents falsifiés auraient circulé en utilisant une identité professionnelle pour convaincre une partie adverse.

Le communiqué ne précise pas l’ampleur ni les conséquences juridiques, mais il suffit à transformer un litige personnel en signalement pénal.

Réactions du candidat et conséquences pour la campagne

Contacté, Jean‑Luc Rigaut reconnaît une « simple erreur » lors du transfert d’un courriel de ses avocats et rejette l’idée d’une fraude délibérée. Il qualifie la révélation de ces éléments, rendue publique ce vendredi, de « tentative de déstabilisation » à l’approche du scrutin. Ces réactions montrent que la campagne municipale tourne désormais autour d’un épisode qui n’était pas prévu dans le calendrier.

Politique et juridique se télescopent : l’enquête, ouverte à la suite de la plainte, va devoir établir si des faux ont été constitués et si M. Rigaut en a fait usage consciemment. Pour l’instant, les faits retenus sont l’usage de l’identité d’un cabinet et la production de documents présentés comme authentiques alors qu’ils ne le seraient pas.

La procédure suivra son cours. D’ici là, la proximité temporelle entre la divulgation de la plainte et le premier tour risque d’alimenter débats et suspicions dans une campagne déjà serrée, et de peser sur l’image du candidat au moment même où les urnes vont parler.

Publié le : 14 mars 2026
link