
Les récentes tensions diplomatiques entre les États-Unis et la Belgique ont été provoquées par des accusations d'antisémisme. Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a convoqué l'ambassadeur américain, Bill White, suite à ses déclarations controversées. Ces tensions découlent d'une enquête sur des mohels impliqués dans des circoncisions.
La police belge a ouvert une enquête à Anvers, où se trouve une communauté juive orthodoxe significative. Cette enquête vise trois mohels, accusés de pratiquer des circoncisions sur des nourrissons sans être des médecins agréés. Des perquisitions ont été effectuées, et le matériel des mohels a été saisi. Bien qu'aucune loi belge ne régisse spécifiquement la circoncision religieuse, la législation exige que toute intervention médicale soit réalisée par un professionnel de santé qualifié.
Bill White a exprimé son indignation sur la plateforme X, qualifiant les poursuites contre les mohels de « ridicules et antisémites ». Il a insisté sur le fait que ces praticiens exercent un rite qu'ils ont appris depuis des milliers d'années. Cette déclaration a exacerbé le conflit entre les deux nations.
En réponse aux accusations de l'ambassadeur, Maxime Prévot a fermement défendu la Belgique. Il a déclaré que qualifier le pays d'antisémite est non seulement faux, mais aussi dangereux. Sur X, il a souligné que ces accusations compromettent la lutte contre la haine. Prévot a également mentionné que les attaques personnelles contre un ministre belge violent les normes diplomatiques.
Le ministre a convoqué Bill White au ministère des Affaires étrangères pour discuter de cette situation. Étant en déplacement en Nouvelle-Zélande, il a désigné un haut fonctionnaire pour recevoir l'ambassadeur américain. Cette rencontre vise à clarifier les positions des deux pays et à apaiser les tensions.
Bill White a accusé le gouvernement belge d'agir de manière antisémite en poursuivant les mohels. Il a suggéré que la Belgique devrait modifier ses procédures d'accréditation pour permettre à ces praticiens de continuer leur travail. White a affirmé que ces accusations bénéficiaient du soutien de Donald Trump, ajoutant une dimension politique à ce conflit.
Il a également critiqué le ministre belge de la Santé, Frank Vandenbroucke, en l'accusant de ne pas intervenir dans ce dossier. White a demandé une évolution des mentalités pour permettre aux juifs en Belgique d'exercer leurs libertés religieuses sans entrave.
La tension entre les États-Unis et la Belgique témoigne des défis diplomatiques liés aux questions religieuses. Les accusations d'antisémitisme et les enquêtes judiciaires soulignent la complexité de la situation. La rencontre prévue entre Maxime Prévot et Bill White pourrait déterminer l'avenir des relations entre les deux pays.