
Le président américain Donald Trump a annoncé dimanche qu'aucun pétrole ou argent vénézuélien ne serait envoyé à Cuba. Il a également suggéré que l'île communiste devrait conclure un accord avec Washington, intensifiant ainsi la pression sur cet ennemi de longue date des États-Unis. Cette décision survient alors que le Venezuela, principal fournisseur de pétrole de Cuba, fait face à des restrictions sévères.
Depuis la capture de Nicolás Maduro par des forces américaines, aucun chargement n'est parti des ports vénézuéliens vers Cuba. Les données d'expédition montrent que cette situation résulte d'un strict blocus pétrolier imposé par les États-Unis. Cela a exacerbé les pénuries de carburant sur l'île, déjà en proie à des difficultés économiques.
Malgré les tensions, Caracas et Washington avancent dans les négociations d'un accord de 2 milliards de dollars pour fournir jusqu'à 50 millions de barils de pétrole vénézuélien aux États-Unis. Les revenus de cette transaction seraient déposés dans des comptes supervisés par le Trésor américain, marquant un test important de la relation émergente entre Trump et la présidente par intérim Delcy Rodríguez.
Trump a exprimé sur sa plateforme Truth Social : "IL N'Y AURA PLUS DE PÉTROLE NI D'ARGENT ALLANT À CUBA — ZÉRO ! Je suggère fortement qu'ils concluent un accord, AVANT QU'IL NE SOIT TROP TARD." Il a souligné que Cuba avait longtemps dépendu de l'argent et du pétrole vénézuélien.
Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, a affirmé que Cuba avait le droit d'importer du carburant de tout fournisseur prêt à exporter. Il a également nié que Cuba ait reçu une compensation financière ou matérielle en échange de services de sécurité fournis à d'autres pays. Cette déclaration vise à affirmer la souveraineté de Cuba dans ses relations commerciales.
La situation est d'autant plus complexe que 32 membres des forces armées cubaines ont été tués lors d'un raid américain au Venezuela. Cuba a déclaré que ces personnes étaient responsables de la sécurité, mais n'a pas fourni de détails sur l'accord entre les deux alliés de longue date.
Cuba dépend fortement des importations de pétrole, principalement en provenance du Venezuela, ainsi que de volumes plus faibles en provenance du Mexique. Avec la diminution de la capacité de raffinage au Venezuela, l'approvisionnement a chuté. En 2022, environ 26 500 barils par jour ont été exportés vers Cuba, représentant près de 50 % de son déficit pétrolier.
Le Mexique est devenu un fournisseur alternatif crucial, mais les volumes restent limités. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a noté que bien que les volumes n'aient pas augmenté, le Mexique est devenu un "important fournisseur" de pétrole pour Cuba, surtout dans ce contexte politique instable.
Les services de renseignement américains décrivent une situation économique et politique difficile pour Cuba. Selon des sources, les secteurs clés comme l'agriculture et le tourisme sont gravement affectés par des pannes fréquentes et des sanctions commerciales. La perte potentielle des importations de pétrole vénézuélien pourrait compliquer la gouvernance du président Miguel Diaz-Canel.
En conclusion, la situation entre Cuba et le Venezuela est de plus en plus tendue. Les menaces de Trump et la capture de Maduro créent une incertitude qui pourrait avoir des implications profondes pour l'économie cubaine et sa relation avec ses alliés traditionnels.