Les médias et agences surveillant la Corée du Nord rapportent que le régime de Kim Jong-un est plus déterminé que jamais à augmenter son arsenal nucléaire. Cette décision est perçue comme une mesure dissuasive face aux menaces des États-Unis et de la Corée du Sud, qui abrite plus de 28 000 soldats américains.
Récemment, des images ont été diffusées montrant Kim Jong-un assistant à des essais de nouveaux missiles de défense aérienne. Selon l'agence d'État KCNA, ces armes reposent sur une technologie unique. Les experts estiment que les attaques américaines contre l'Iran ont renforcé la conviction en Corée du Nord que sa survie dépend de l'expansion de son programme nucléaire.
Kim a exprimé cette idée lors d'un discours en 2024, soulignant la nécessité d'une expansion illimitée de l'armement nucléaire. Le régime nord-coréen a également aidé l'Iran à construire des tunnels pour stocker des munitions et des centrifugeuses, essentielles pour le programme nucléaire iranien.
Alireza Jafarzadeh, un dissident, a été le premier à révéler l'assistance de la Corée du Nord à l'Iran. Il a décrit les installations nucléaires iraniennes bombardées par les États-Unis. Selon le SIPRI, Pyongyang posséderait environ 50 ogives nucléaires et assez de matériel pour en produire jusqu'à 40 supplémentaires.
La Maison Blanche a averti que le régime nord-coréen pourrait être prêt pour un nouvel essai nucléaire. Ce serait le premier depuis 2017 et le septième sous Kim Jong-un. La situation est d'autant plus compliquée par l'attaque américaine contre l'Iran, qui a entravé les négociations pour la dénucléarisation de la Corée du Nord.
Kim Jong-un a rejeté tout contact avec l'administration Trump ces derniers mois. Cela semble peu probable de changer, alors qu'il renforce ses liens avec la Russie de Vladimir Poutine. NK News a rapporté que Kim a refusé une lettre de Trump demandant la reprise de discussions bilatérales suspendues depuis cinq ans.
Les tentatives de Washington pour transmettre la lettre via des diplomates ont échoué, car ces derniers ont été ordonnés de la rejeter par Pyongyang. Trump a déclaré : "Nous résoudrons le conflit avec la Corée du Nord", sans préciser de quel conflit il s'agissait.
Les deux dirigeants se sont rencontrés à trois reprises pendant le mandat de Trump. Celui-ci a souvent qualifié Kim de "homme fusée" et a menacé d'une intervention militaire. Toutefois, leur première rencontre à Singapour en 2018 n'a pas conduit à des avancées sur le démantèlement nucléaire.
Les autres sommets à Hanoi et dans la zone démilitarisée n'ont également pas abouti. Les négociations sont restées bloquées car Pyongyang exigeait la levée des sanctions internationales avant de progresser dans le processus de dénucléarisation.
Durant le premier mandat de Trump, la Corée du Nord a effectué de nombreux tests de missiles balistiques. On estime qu'environ 40 lancements ont eu lieu durant cette période. Avec Joe Biden à la Maison Blanche, la menace de Kim a considérablement augmenté, notamment avec des lancements de missiles intercontinentaux capables d'atteindre les États-Unis.
La situation en Corée du Nord demeure tendue, avec un régime qui continue de développer son arsenal nucléaire. Les relations avec les États-Unis sont au point mort, et la menace d'une nouvelle escalade est omniprésente. Les enjeux géopolitiques restent cruciaux, et le monde observe avec inquiétude les prochains développements.