
Un homme armé d’un couteau a menacé des gendarmes vendredi dernier près de l’Arc de Triomphe, à Paris. Cet incident a rapidement attiré l’attention du parquet national antiterroriste. Le président Emmanuel Macron a salué le courage des forces de l'ordre, affirmant qu'elles avaient évité le pire en mettant fin à l'attaque.
Les faits se sont déroulés vers 18 heures, lors du ravivage quotidien de la flamme de la tombe du soldat inconnu. L'assaillant a chargé un militaire participant à la cérémonie, blessant légèrement ce dernier. D’autres gendarmes ont alors ouvert le feu pour neutraliser l’assaillant, qui a été touché par plusieurs balles.
Transporté à l’hôpital Georges-Pompidou, son état de santé a été décrit comme très grave. Malheureusement, il a succombé à ses blessures plus tard dans la soirée, selon un communiqué du parquet national antiterroriste.
Après l'attaque, des camions de CRS ont été déployés sur la place de l'Étoile, bloquant l'accès à la tombe du soldat inconnu. Cependant, la circulation a repris en début de soirée, bien que certaines rues restaient fermées. Les autorités continuent d'évaluer la situation pour garantir la sécurité publique.
Le suspect, identifié comme Brahim B., est un homme de nationalité française né en 1978. Il était sous surveillance en raison d'une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (Micas), l'obligeant à se présenter quotidiennement au commissariat. Cette surveillance était liée à son passé criminel.
En effet, il avait été condamné à 17 ans de réclusion en Belgique pour avoir agressé deux policiers à Molenbeek en 2012. À l'époque, il avait justifié son acte par une volonté de punir la Belgique pour l'interdiction du port de la burqa.
Le parquet national antiterroriste a rapidement ouvert une enquête en flagrant délit. Un magistrat s'est rendu sur les lieux pour superviser les investigations. La section antiterroriste de la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris a été chargée de l'enquête, afin de clarifier les circonstances de cet incident.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a indiqué qu'il suivait la situation avec attention. Il a assuré que le parquet national antiterroriste, en collaboration avec la préfecture de police, ferait la lumière sur les faits. Les autorités restent mobilisées pour garantir la sécurité des citoyens.
Cette attaque près de l'Arc de Triomphe rappelle la vigilance nécessaire face aux menaces potentielles. La réaction rapide des forces de l'ordre a permis d'éviter des conséquences plus graves. L'enquête en cours vise à comprendre les motivations de l'assaillant et à renforcer la sécurité dans la capitale.