
Le gouvernement a annoncé qu'il ne mettrait pas en place une enquête publique concernant les attentats à la bombe de l'IRA à Birmingham en 1974. Ces attaques ont eu lieu le 21 novembre 1974, lorsque des bombes ont explosé dans les pubs Mulberry Bush et Tavern in the Town, tuant 21 personnes et blessant 220 autres. Les meurtres demeurent non résolus.
Les condamnations de six hommes, connus sous le nom de Birmingham Six, qui avaient été injustement emprisonnés pour ces crimes en 1975, ont été annulées en 1991 par la Cour d'appel, qui a jugé que leurs condamnations étaient insoutenables.
Dans une déclaration faite jeudi, le ministre de la sécurité, Dan Jarvis, a exprimé sa profonde sympathie envers les familles des victimes. Il a précisé qu'après un examen attentif, le gouvernement ne s'engagerait pas à procéder à une enquête. Selon lui, il est fermement convaincu que la Commission indépendante pour la réconciliation et la récupération d'informations pourrait efficacement enquêter sur l'incident.
Maxine, la sœur de Julie Hambleton, qui faisait partie des victimes, a réagi à cette annonce en affirmant : "Tant qu'il y aura de l'air dans mes poumons, je me battrai pour la justice." Elle avait précédemment déclaré qu'un échec à tenir l'enquête serait "l'incarnation de la turpitude morale et éthique".
Le Premier ministre, Keir Starmer, a déclaré en septembre que les familles des victimes ne seraient "jamais oubliées", mais que les affaires seraient examinées dans le cadre d'un nouveau schéma de mémoire convenu avec le gouvernement irlandais. Bien que l'IRA n'ait jamais officiellement admis sa responsabilité, il est largement admis qu'elle était derrière ces attaques.
Une enquête en 2019 a conclu que les victimes avaient été tuées illégalement par l'IRA, sans toutefois déterminer l'identité des responsables. M. Jarvis a expliqué que la commission existante avait été créée spécifiquement pour enquêter sur les affaires liées aux Troubles et agissait de manière indépendante du gouvernement.
Selon la déclaration de M. Jarvis, la commission a reçu un large éventail de pouvoirs pour accéder à des informations provenant de divers départements gouvernementaux, de la police et des agences de sécurité et de renseignement. Cela souligne l'importance de l'enquête pour les familles des victimes et la recherche de la vérité.
La décision de ne pas mener d'enquête publique sur les attentats de Birmingham en 1974 soulève de nombreuses questions. Les familles continuent de réclamer justice et vérité, espérant qu'un jour, les événements tragiques de cette nuit-là soient pleinement reconnus et compris.