
José Luis Ábalos, ancien ministre des Transports, et son ex-conseiller Koldo García, retournent au Tribunal Suprême après 77 jours. Ils avaient quitté ce tribunal en voiture de police, en route vers la prison de Soto del Real. Cette audience est cruciale, car elle marque la première sortie de prison des deux hommes.
Ce jeudi, Ábalos et Koldo doivent se présenter à l'audience préliminaire du procès concernant la trame des masques. Leur dernière apparition au Tribunal Suprême s'était faite à pied. Aujourd'hui, ils reviennent sous escorte policière, suite à une décision du tribunal qui exige leur présence.
Les magistrats ont estimé qu'il était essentiel que les accusés soient présents, malgré leur souhait d'assister par voie téléphonique. Cette audience est une étape nécessaire avant le procès concernant les corruptions liées à l'achat de matériel sanitaire durant la pandémie de Covid.
Le procès d'Ábalos portera sur plusieurs accusations, notamment les attributions à la société Soluciones de Gestión, liée à l'homme d'affaires Víctor de Aldama. Il fait également face à des accusations concernant des arrangements douteux pour ses amies dans diverses entreprises publiques.
De plus, il est impliqué dans des affaires de location d'un chalé à La Línea de la Concepción et d'un autre à Marbella. Ce processus est inédit, car c'est la première fois que le Tribunal Suprême organise une audience préliminaire selon l'article 785 du Code de procédure pénale.
Lors de cette audience, les parties pourront discuter de la conformité des accusés, de la compétence du tribunal, et de la violation de droits fondamentaux. Elles auront également la possibilité de proposer des preuves et des documents supplémentaires.
Depuis son incarcération le 27 novembre, la situation judiciaire d'Ábalos a empiré. La chambre pénale a confirmé des indices solides de criminalité contre lui, et le parquet anticorruption réclame 24 ans de prison.
Le Tribunal Suprême a souligné le risque élevé d'une condamnation et de fuite. Ábalos est accusé de plusieurs délits, y compris d'organisation criminelle et de corruption. Pendant ces 77 jours, il a aussi renoncé à son siège au Congrès.
Cette renonciation a conduit Ábalos et García à demander que le procès soit transféré à l'Audience Nationale en raison de l'absence de parlementaires. Toutefois, l'anticorruption soutiendra que le tribunal compétent reste le Tribunal Suprême.
La chambre qui se réunira pour l'audience préliminaire comprendra des magistrats tels qu'Andrés Martínez Arrieta, Manuel Marchena, et d'autres. Cette équipe sera responsable de la gestion de cette affaire complexe.
Les enjeux sont élevés et l'issue de cette audience pourrait avoir des répercussions significatives sur le procès à venir. La situation d'Ábalos et de García reste donc à suivre de près.
Le retour d'Ábalos et de Koldo au Tribunal Suprême symbolise une étape importante dans cette affaire judiciaire. Les accusations portées contre eux soulèvent des questions cruciales sur l'intégrité et la transparence au sein des institutions. L'audience préliminaire pourrait déterminer la direction future de ce procès.