
Des données récentes indiquent que près de 7 millions de dollars de fonds publics ont été dépensés pour un cull controversé d'autruches à Edgewood, en Colombie-Britannique. Cette opération a suscité des critiques et une attention internationale.
Le cull a eu lieu en décembre dernier, lorsque 300 autruches ont été abattues après la détection de la grippe aviaire. Malgré les protestations, la décision a été maintenue. Les dépenses totales ont été révélées par un député local, Scott Anderson, qui a demandé des comptes sur les coûts.
Selon les informations, la GRC a dépensé plus de 3,8 millions de dollars pour surveiller l'opération. De plus, l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) a engagé près de 1,6 million de dollars pour exécuter le cull. Ces coûts comprennent également des mesures de sécurité en réponse à des menaces.
Scott Anderson a exprimé son mécontentement face aux coûts exorbitants, soulignant que chaque oiseau a coûté plus de 20 000 dollars aux contribuables. Il a noté que l'ACIA n'a pas fourni de justification convaincante pour ses actions, se contentant de déclarations vagues sur la nécessité de la politique d'abattage.
Il a également critiqué la présence massive de la GRC, affirmant que des centaines d'agents étaient mobilisés pour maintenir l'ordre alors que des manifestants pacifiques exprimaient leurs préoccupations.
Les coûts juridiques liés à l'opération ont atteint environ 1,38 million de dollars. Le ministère de la Justice a précisé que ces frais concernaient principalement des services de litige. Les avocats et notaires sont des fonctionnaires, donc aucun frais supplémentaire n'a été engagé pour leurs services.
La ferme d'autruches a contesté la décision d'abattage, mais la Cour suprême du Canada a refusé d'entendre son appel. De plus, un tribunal a infligé une amende de 10 000 dollars à la ferme pour ne pas avoir signalé les symptômes de la grippe aviaire.
Le cull d'autruches à Edgewood a mis en lumière des questions importantes sur les dépenses publiques et la gestion des crises sanitaires. Avec des coûts dépassant 7 millions de dollars, la situation a suscité des débats sur la légitimité et la nécessité de telles mesures. Les conséquences de cette décision continuent d'affecter la communauté locale et soulèvent des interrogations sur la politique de santé publique au Canada.