
Un chaos aérien mêlant frappes iraniennes de représailles et ripostes koweïtiennes a abouti à l'abattage de trois avions de chasse américains au-dessus du Koweït, mais, contre toute attente, toutes les personnes à bord ont survécu. L'incident souligne la violence de l'escalade régionale tout en révélant les risques d'erreur au milieu de combats intenses.
Selon le commandement central des États-Unis (CENTCOM), dans la soirée du 1er mars à 23h03 (heure de Tampa, Floride), trois F-15E Strike Eagle engagés dans l'opération Epic Fury ont été « apparemment abattus par les défenses aériennes koweïtiennes » pendant un épisode de combat actif.
Les six aviateurs se sont éjectés et ont été rapidement récupérés par les équipes de secours; ils sont tous en état stable, a précisé la même source, qui a souligné la gravité de la situation tout en saluant l'efficacité des procédures de sauvetage.
Pour le troisième jour consécutif, l'Iran a lancé des frappes contre des États du Golfe en riposte à des opérations conjointes américano-israéliennes visant la République islamique, et ces tirs ont fait résonner des explosions au-dessus d'Abu Dhabi, Dubaï, Doha et Manama.
Ces attaques ont déjà entraîné la mort de cinq personnes dans la région, dont une victime au Koweït, montrant que la confrontation dépasse désormais le cadre strictement militaire pour toucher des populations civiles.
Les autorités locales indiquent que le Koweït a intercepté plusieurs drones hostiles, notamment près des quartiers de Rumaithiya et Salwa; la plupart de ces engins ont été détruits par les systèmes de défense koweïtiens, a déclaré le directeur général de la protection civile.
Deux employés de la raffinerie de Mina Al-Ahmadi ont été légèrement blessés par des débris tombés au sol, et bien que leurs blessures ne mettent pas leur vie en danger, l'incident illustre les risques pour les infrastructures industrielles lorsque des combats se déroulent à proximité.
Des vidéos vérifiées montrent un appareil militaire tombant et une personne en parachute, tandis que de la fumée a été observée près du complexe de l'ambassade américaine à Koweït City, ce qui a conduit l'ambassade à demander aux citoyens américains de rester à l'abri et d'éviter le secteur.
Dans le même temps, la presse d'État iranienne a relayé une déclaration du Corps des Gardiens de la Révolution affirmant que ses forces avaient touché un avion américain tombé au Koweït, une revendication qui alimente les tensions et complique la lecture des événements sur le terrain.
Le ministère de la Défense koweïtien a précisé que ses opérations de défense avaient été menées « en coordination avec les forces américaines », une remarque qui souligne l'interdépendance des moyens militaires présents dans le pays.
Une enquête a été ouverte par le commandement central des États-Unis afin de déterminer les circonstances exactes de ce qui est qualifié de tir « fratricide apparent », et les autorités cherchent à établir si l'abattage résulte d'une erreur d'identification ou d'un enchaînement de tirs en situation confuse.
Petit État pétrolier abritant une importante présence militaire américaine depuis l'invasion de 1990, le Koweït se retrouve au cœur d'un affrontement régional dont les rafales perturbent déjà l'aviation civile et le commerce, et rendent les lignes de responsabilité difficiles à tracer.
Alors que l'enquête progresse, la scène reste tendue et fragile: civils, infrastructures et forces étrangères se trouvent pris dans une spirale d'escalade qui impose prudence et recherche de clarté, afin d'éviter de nouveaux incidents aux conséquences potentiellement lourdes.