
Une action controversée a eu lieu au Parlement européen à Strasbourg, où des membres du groupe politique d’extrême droite ECR ont déployé une banderole anti-avortement. L’affiche, qui présente un fœtus, arbore le slogan « It’s a life, not a choice ».
Cette initiative a suscité de vives réactions parmi les eurodéputés, qui ont dénoncé cette manifestation. La banderole affiche également le nom du groupe European Conservatives and Reformists Party et celui du député européen chypriote Geadis Geadi.
Les critiques ont afflué après cette démonstration. L'eurodéputée insoumise Manon Aubry a déclaré : « Des hommes pour contrôler le corps des femmes. Pour comprendre l’extrême droite, une image vaut mille mots. » Cette déclaration souligne l'impact symbolique de l'action.
De son côté, le député européen socialiste Pierre Jouvet a affirmé que « les ennemis du progrès ne connaissent pas de répit », insistant sur la nécessité d’inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution française.
L’eurodéputée Renaissance Valérie Hayer s’est dite « absolument scandalisée » par cette banderole, demandant à la présidente Roberta Metsola de « faire la lumière sur cet incident et de sanctionner » les responsables. Son appel reflète une inquiétude croissante face à la montée de l'extrême droite.
Elle a également rappelé qu’actuellement, 20 millions de femmes dans l’Union européenne n’ont pas accès à un avortement sûr et légal, qualifiant cela de problème de santé publique majeur.
La ministre de l’Égalité entre les Femmes et les Hommes, Aurore Bergé, a affirmé : « Jamais nous n’accepterons l’intimidation. » Elle a souligné la nécessité de défendre le droit fondamental des femmes à disposer de leur corps face à l’extrême droite.
Cette action intervient après le vote, en décembre, d’une résolution garantissant l’accès à un avortement sûr et légal dans toute l’Union européenne, soulignant l'importance de la lutte pour les droits des femmes.
Cette manifestation au Parlement européen met en lumière les tensions autour des droits reproductifs en Europe. Les réactions des eurodéputés montrent une détermination à défendre les droits des femmes face à l'extrême droite. La situation reste préoccupante, et la nécessité de protections légales est plus que jamais d'actualité.