
Une voisine de Barcelone qui a voyagé dans le même avion que la Néerlandaise décédée du hantavirus doit arriver « d’ici peu » au Hospital Clínic de Barcelone pour y être placée en quarantaine obligatoire. Toni Castells, directeur assistanciel de l’hôpital, a précisé lors d’une conférence de presse samedi 9 mai 2026 que la femme est actuellement asymptomatique et « est considérée comme un contact, pas comme une patiente ». À son arrivée, on lui fera des PCR sanguine et salivaire; les résultats sont attendus environ 24 heures plus tard.
La durée de la quarantaine répond à une logique simple : le temps d’incubation du hantavirus. La période entre l’exposition et l’apparition éventuelle des symptômes varie de trois à six semaines, c’est pourquoi la femme restera isolée pendant ce laps de temps. Si son test revient négatif, un second prélèvement sera réalisé au bout d’une semaine, conformément au protocole fixé par le ministère de la Santé et de l’Éducation.
Trois contacts ont été identifiés en Espagne après le vol KLM en provenance de Johannesbourg. L’un des cas est déjà hospitalisé à Alicante avec des symptômes compatibles avec le hantavirus. Une autre passagère sud-africaine, qui avait passé une semaine à Barcelone avant de rentrer chez elle, a été localisée et ne présente aucun signe de maladie.
À l’hôpital, la personne sera installée dans une chambre d’isolement et prise en charge par du personnel médical et infirmier dédié afin de limiter tout risque de transmission. Les autorités sanitaires maintiennent une surveillance active des passagers du vol et des contacts rapprochés, en appliquant des tests répétés et des quarantenes ciblées pour casser la chaîne de transmission potentielle. La situation rappelle la prudence nécessaire face à des infections peu fréquentes mais graves : l’identification rapide des contacts, le dépistage systématique et le respect strict des périodes d’isolement restent les outils principaux pour maîtriser le risque.