Une tournée qui referme la boucle sur l’Olympia et le Dôme
Le 29 avril, Bénabar montera sur la scène de l’Olympia. Sa tournée, qui dure encore plusieurs mois, ira jusqu’au Dôme de Paris en mai 2027 — une boucle qui fait sens pour un artiste qui a longtemps joué entre ville et périphérie.
Racines essonniennes et installation à Saint-Mandé
Originaire de l’Essonne, il a grandi du côté de Saintry-sur-Seine. Il a vécu vingt ans à Paris puis s’est installé à Saint-Mandé (Val-de-Marne).
Une géographie intime qui dit quelque chose de la banlieue
Ces deux phrases résument la géographie intime du chanteur. À 56 ans, il cultive un statut de « banlieusard » qui n’exclut pas une « attirance lointaine » pour la capitale : la proximité et la distance coexistent dans son œuvre comme dans sa vie quotidienne. Le dernier album, Le soleil des absents, le prouve. Parmi les titres, il consacre une chanson à la petite couronne — une « banlieue vue de drone » qu’il décrit comme un miroir renvoyant l’image de Paris.
Un regard à mi‑chemin plutôt qu’une opposition tranchée
La métaphore est simple mais efficace : vue d’en haut, la banlieue et la capitale se réfléchissent, se répondent, se jugent parfois. Cette perspective change la donne. Plutôt que de mythifier la ville ou de diaboliser la périphérie, Bénabar place son regard à mi-chemin, ni complètement dedans ni franchement dehors.
Le résultat sonne comme une chronique affectueuse et lucide : il observe, taquine et compose avec les contrastes plutôt que de choisir un camp. Sur scène, ces nuances prennent chair. Entre chansons et anecdotes, son parcours — Essonne, Paris, Saint-Mandé — sert de fil conducteur.
La banlieue vue depuis la scène
Le public retrouve un artiste qui parle de lieux concrets, d’habitudes banales, et qui transforme tout cela en petits récits souvent drôles, parfois mélancoliques. Au fond, Bénabar propose une lecture familière et précise du territoire francilien : pas de grand discours sociologique, mais une suite de regards personnels qui disent beaucoup. Sa banlieue n’est pas une périphérie oubliée ; elle est un visage de Paris, visible depuis le ciel, et surtout depuis la scène.
