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Bérangère McNeese : « Je vis la vie d’Amélie Poulain »

Portrait de Bérangère McNeese souriante, assise à une terrasse de café parisien, en lumière douce.
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8 mars 2026 — Bérangère McNeese a déclaré : « Je vis la vie d’Amélie Poulain. »

Arrivée à Paris et fascination d'enfance

Bérangère McNeese a débarqué à Paris juste après son bac, attirée par une ville dont elle rêvait depuis l’enfance. Elle est arrivée à Paris juste après son bac. Depuis, la capitale n’a cessé de la fasciner et de façonner sa trajectoire artistique.

Passage devant la caméra et première réalisation

Actrice belge de formation, elle a passé des années devant la caméra, apprenant les ruelles et les cafés comme on apprend un rôle. À 36 ans, elle change de point de vue : son premier film en tant que réalisatrice, Les Filles du ciel, sort le 25 mars. Son passage derrière la caméra n’est pas un reniement mais une extension — une manière de raconter Paris à sa façon, avec l’œil d’une comédienne qui connaît les décors et la sensibilité de l’autre côté du plateau.

Écrire Paris comme un personnage intime et revendiqué

Il y a dans sa démarche quelque chose d’à la fois intime et revendiqué. Elle évoque la ville comme un personnage — généreux, parfois cruel, toujours inspirant — et construit son film comme une lettre d’amour, sans naphtaline ni cliché. Le geste est simple : partir de la jouissance de chaque plan pour tenter d’attraper ce qui fait l’étrangeté quotidienne de Paris, les rencontres imprévues, les quartiers qui s’effeuillent et ceux qui se recréent.

Continuité entre jeu et mise en scène

Ce qui frappe, c’est la continuité entre son parcours d’actrice et son travail de réalisatrice. Elle ne quitte pas la table des comédiens ; elle rassemble. Les choix esthétiques qu’on lui prête — cadrages qui privilégient le regard des personnages, atmosphères où la ville respire — semblent nés d’une pratique longue et d’une curiosité qui refuse la simplification. Le film devient alors un observatoire, moins pour juger la capitale que pour en extraire des fragments de vies.

La sortie du film et l’aboutissement d’un lien ancien

Paris reste pour elle ce territoire de promesses qu’elle a voulu atteindre adolescente. Elle confie son attachement sans nostalgie excessive : plus que la carte postale, ce sont les contradictions de la ville qui la nourrissent. La sortie du 25 mars incarnera le moment où son rapport à Paris se matérialise enfin sur pellicule — ou sur écran —, offrant au public la possibilité de la voir désormais comme réalisatrice.

Les Filles du ciel arrive après un itinéraire construit pas à pas, entre plateau et rue. Il faudra regarder le film pour mesurer combien la fascination peut se transformer en regard et combien un amour de jeunesse pour une ville peut longtemps guider une carrière.

Publié le : 9 mars 2026
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