
Ce soir-là, le 24 février 2026, la logique s’est fissurée sous les projecteurs : à budget 16 fois moindre, Bodo/Glimt a éliminé l’Inter en barrage de la Ligue des champions, laissant San Siro muet et surpris. La victoire norvégienne rappelle combien les certitudes peuvent vaciller dès qu’un match prend vie.
Le résultat sur la pelouse parle pour lui‑même : victoire 2-1 à Milan après un succès 3-1 en Norvège, soit 5-2 au total pour les Scandinaves. Malgré une domination territoriale italienne par moments, les chiffres reflètent une double efficacité nordique et une incapacité milanaise à concrétiser l’ascendant.
Alors que l’Inter poussait, campé dans la moitié de terrain adverse et certain que le but tomberait, une relance mal assurée a tout changé. Sur cette passe imprécise, Jens Petter Hauge a profité du cadeau et, à la 58e minute, a envoyé le ballon au fond des filets, plongeant le stade dans un silence lourd de stupeur.
Au lieu de se recroqueviller, l’équipe norvégienne a confirmé son exploit et doublé la mise à la 72e minute grâce à un but d’Evjen, profitant de l’enthousiasme et du désarroi adverse. L’espoir italien est revenu trop tard : Bastoni a réduit l’écart à la 76e, mais la réaction n’a pas suffi pour renverser la tendance.
Cette élimination n’est pas qu’un simple revers sportif ; elle fait écho à une vérité plus large : l’argent ne garantit rien sur la pelouse. En effet, San Siro, habituellement théâtre d’ambiances et de pronostics confirmés, a vécu mardi soir une désillusion collective qui interroge autant les stratégies que les certitudes financières.
La qualification place les Norvégiens face à un adversaire prestigieux pour les huitièmes : ce sera soit Manchester City, soit le Sporting Lisbonne. Quoi qu’il arrive, cette aventure européenne changera la perception du club et offrira à ses joueurs une tribune encore plus vaste pour continuer à surprendre.
Le football a parfois besoin de ces pages inattendues pour rappeler sa magie : mardi soir, un petit club venu du froid a republicqué les règles du jeu et offert au public une leçon d’humilité et d’espérance. Le récit continue, et il promet d’être captivant.