Le leader des Libéraux-Démocrates, Sir Ed Davey, a annoncé qu'il boycotterait le banquet d'État prévu pour la visite de Donald Trump le mois prochain. Cette décision vise à envoyer un message au président américain concernant la crise humanitaire à Gaza.
Sir Ed a exprimé que décliner une invitation du Roi était contre ses instincts, qualifiant cela d'honneur. Cependant, il a souligné que l'influence de Trump sur Israël et d'autres États du Golfe lui conférait le pouvoir d'arrêter la famine et d'obtenir la libération des otages à Gaza.
Le banquet se déroulera au château de Windsor du 17 au 19 septembre, où environ 150 invités, y compris des politiciens et des célébrités, sont attendus. Malgré l'honneur, Sir Ed a décidé que boycotter cet événement était la seule façon d'alerter Trump sur la situation à Gaza.
Dans une déclaration, Sir Ed a mentionné que lui et sa femme, Emily, avaient beaucoup réfléchi à cette décision. Il a précisé : "Il n'y a pas d'honneur comme une invitation du Roi, mais je crains que cela n'ignore la réalité à Gaza." Il a insisté sur le fait que si Trump agissait, la situation pourrait changer rapidement.
Il a ajouté que boycotter le banquet était une manière d'indiquer à Trump et à Keir Starmer qu'ils ne peuvent pas fermer les yeux sur cette crise humanitaire. "Nous devons parler, et ils doivent agir," a-t-il déclaré.
La décision de Sir Ed a suscité des critiques, notamment de la part de la secrétaire d'État aux affaires étrangères de l'opposition, Dame Priti Patel. Elle a qualifié cette décision de "jugement épouvantable" et a exprimé que cela manquait de respect envers le Roi.
Elle a ajouté que cette décision prouve que Sir Ed n'est pas un leader sérieux, mais plutôt intéressé par des gestes politiques inappropriés. Sir Ed a répondu qu'il n'avait aucune intention de manquer de respect au Roi et qu'il avait informé ce dernier de sa décision.
La situation à Gaza s'est aggravée, avec des rapports de famine artificielle et des restrictions sur l'aide humanitaire. Les Nations Unies ont déclaré qu'il y a une famine provoquée par l'homme, tandis qu'Israël a rejeté ces accusations.
Depuis le début des hostilités, plus de 62 000 personnes ont été tuées à Gaza, selon le ministère de la santé local. La communauté internationale appelle à une intervention urgente pour mettre fin à cette crise humanitaire croissante.
Le boycott de Sir Ed Davey du banquet d'État de Donald Trump souligne les tensions autour de la politique étrangère et de la responsabilité morale face à la crise à Gaza. Alors que la visite de Trump se profile, les discussions sur l'impact de son influence continuent d'être au cœur des préoccupations.