BUENODIA

Le témoignage d'un Brésilien après quatre mois d'enfer en Birmanie : "C'était un film d'horreur"

Sports et LoisirsParapharmacie
Brésilien - Le témoignage d'un Brésilien après quatre mois d'enfer en Birmanie : "C'était un film d'horreur"

Une histoire tragique de Luckas Viana dos Santos

Luckas Viana dos Santos, un Brésilien de 31 ans, a franchi une frontière invisible sans le savoir. Il pensait se rendre en Taïlande pour un emploi dans le service client. Cependant, il a été contraint de participer à des escroqueries en ligne et a subi des tortures en Birmanie (Myanmar). Originaire de São Paulo, Luckas a toujours rêvé de vivre de sa passion pour la performance.

Après avoir travaillé dans plusieurs pays, il a reçu une offre d'emploi intrigante via un groupe de Telegram. Cette offre promettait un salaire de 1 500 dollars par mois pour des tâches d'assistance client. Le contrat stipulait un engagement de six mois à Mae Sot, une ville thaïlandaise proche de la Birmanie.

Conditions de vie et d'exploitation

Luckas a rapidement découvert que la réalité était bien différente. Après un long voyage, il est arrivé dans un territoire armé, où les panneaux étaient en birman. Il a été placé dans un complexe avec 5 000 autres étrangers et a vu son passeport et son téléphone confisqués. On lui a promis de pouvoir parler à sa famille une fois par semaine, mais cela ne s'est jamais concrétisé.

Il a pu contacter sa famille seulement quatre fois en quatre mois. Luckas décrit son expérience comme une « film d'horreur », où il a été soumis à des humiliations constantes. La pression et les abus l'ont poussé à envisager le suicide comme une échappatoire.

Le système d'exploitation

Luckas a appris que l'entreprise était dirigée par des Chinois impliqués dans des activités clandestines en Birmanie. Son quotidien était marqué par des cris et des ordres, traduits par un interprète. Il dormait dans une chambre partagée et travaillait 17 heures par jour devant un ordinateur.

Son rôle consistait à attirer des clients pour investir dans des plateformes de jeux en ligne et de cryptoactifs. Les résultats exigés étaient presque impossibles à atteindre, avec des conséquences sévères en cas d'échec. Les punitions physiques et psychologiques étaient appliquées systématiquement, créant un environnement de terreur.

La tentative d'évasion

Après plusieurs tentatives d'évasion infructueuses, Luckas a réussi à communiquer secrètement avec un ami à l'extérieur. Cet ami a alerté une ONG qui a contacté les médias. Finalement, il a été secouru par le Democratic Karen Buddhist Army (DKBA), un groupe insurgent qui a négocié sa libération.

Luckas est sorti avec son passeport et a décidé de retourner en Argentine, où il avait déjà établi un réseau. Pour lui, ne pas rester enfermé dans son passé est une forme de résistance. Il souhaite avancer et reconstruire sa vie, malgré les jugements des autres.

Conclusion

L'histoire de Luckas Viana dos Santos illustre les dangers de l'exploitation à l'étranger. Sa détermination à ne pas se laisser définir par son passé est inspirante. En partageant son expérience, il espère sensibiliser d'autres personnes aux risques liés à des offres d'emploi apparemment attrayantes.

Publié le : 10 janvier 2026
ParapharmacieSports et LoisirsHigh TechMaison déco
Maison décoHigh Tech