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« Ils ont été cassés, écrasés, broyés par le vent » : les cactus de Normandie n'ont pas survécu à la tempête Goretti.

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cactus - « Ils ont été cassés, écrasés, broyés par le vent » : les cactus de Normandie n'ont pas survécu à la tempête Goretti.

La résilience de Jessy Charetiers

Jessy Charetiers, fondateur de la société Cactus de Normandie, a débuté son aventure à Courbépine en 2024. Il est actuellement le seul producteur de cactus dans la région, des plantes souvent associées aux déserts. En seulement deux ans, il a su établir un réseau local de clients et diversifier sa gamme avec 300 variétés et jusqu’à 50 000 cactus disponibles à la vente.

Chaque année, près de 200 visiteurs se rendent à son exploitation pour participer à des ateliers et des visites. Malgré l'absence de salaire pour le moment, Jessy parvient à autofinancer son projet de parc à cactus. Tout semblait bien se passer jusqu'à la tempête Goretti, qui a causé des dégâts considérables.

Les conséquences de la tempête Goretti

Dans la nuit du 8 au 9 janvier, la tempête a frappé durement, détruisant jusqu'à 80 % de la production de Jessy. Bien qu'il ait déjà affronté des tempêtes avec des vents atteignant 155 km/h, cette tempête a été particulièrement dévastatrice. Elle a suivi deux jours de neige et une forte gelée, rendant les serres vulnérables.

Jessy se souvient avoir passé la nuit dehors pour protéger son matériel, une expérience qu'il décrit comme dangereuse. Au matin, il n’a découvert qu’une seule de ses sept serres intacte. Les pertes incluent des cactus de collection, dont un spécimen de plus de 4,50 m de haut, un véritable patrimoine végétal.

La réponse de la communauté

Malgré ces pertes, Jessy Charetiers reste déterminé à repartir de zéro. Il estime ses pertes en cactus entre 25 et 30 000 euros. Son assureur peine à comprendre son activité, mais un expert est prévu pour évaluer les dommages. La situation est délicate, mais le soutien de collègues du sud de la France et de maraîchers locaux lui a redonné espoir.

Ils lui ont proposé du matériel et de l'aide, ce qui lui a réchauffé le cœur. Dans une année normale, les ventes auraient dû reprendre fin février, mais avec les dégâts, il devra faire des boutures et attendre des années pour voir les résultats.

Les défis à venir

Le printemps pourrait apporter son lot de défis, car l'humidité accumulée pourrait entraîner des nécroses sur les cactus. Jessy sait que c'est à ce moment-là qu'il pourra évaluer les pertes réelles. Pour l'aider à reconstruire ses serres, il a lancé une cagnotte en ligne, estimant qu'il lui faudra encore deux à trois ans pour se remettre sur pied.

Malgré les obstacles, il garde le moral. Son mantra est simple : « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts ». Jessy Charetiers incarne la résilience face à l'adversité, et son engagement pour la culture des cactus reste intact.

Conclusion

Jessy Charetiers fait face à une situation difficile après la tempête Goretti, mais sa passion pour les cactus et le soutien de sa communauté lui permettent de garder espoir. Avec détermination, il s'efforce de reconstruire et de continuer à partager sa passion pour ces plantes uniques.

Publié le : 17 janvier 2026
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