
Six manifestants de Palestine Action ont été acquittés d'un vol aggravé suite à une intrusion dans une filiale britannique d'une entreprise de défense israélienne. Le procès a eu lieu à Bristol, portant sur un incident survenu dans la nuit du 6 août 2024.
Les accusés, dont Charlotte Head, Samuel Corner et Leona Kamio, faisaient face à plusieurs charges, y compris des dégâts matériels et un trouble à l'ordre public. Le jury, après plus de 36 heures de délibérations, n'a pas rendu de verdict sur certaines accusations.
Les membres du jury ont été incapables de se prononcer sur les charges de trouble à l'ordre public pour certains des accusés. En revanche, Rajwani, Rogers et Devlin ont été déclarés non coupables de ce chef d'accusation.
Lors du procès, il a été révélé que Head, une travailleuse caritative, avait conduit un fourgon de prison dans la clôture du site, servant de "bélier" pour entrer dans l'usine. Les six accusés ont décrit ces moments comme "les 20 minutes les plus folles" de leur vie.
Les procureurs ont affirmé que les gardes de sécurité avaient été insultés et menacés, tandis qu'un d'eux avait été aspergé avec un extincteur à mousse. Les accusés soutiennent qu'ils se sont défendus face à une réaction excessive des agents de sécurité.
Les membres de Palestine Action affirment qu'Elbit Systems UK est impliqué dans la fabrication d'armes pour l'armée israélienne, une allégation que l'entreprise nie fermement. Les accusés ont exprimé qu'ils croyaient sincèrement que leur action soutiendrait la cause palestinienne à Gaza.
Depuis le 5 juillet, soutenir Palestine Action est considéré comme un délit criminel, avec des peines allant jusqu'à 14 ans de prison pour les membres ou ceux qui expriment leur soutien.
Ce procès met en lumière les tensions autour des actions de protestation en faveur de la Palestine. L'acquittement des manifestants soulève des questions sur la légitimité de leurs actions et les implications légales de telles manifestations dans le contexte actuel.