
Le Premier ministre Mark Carney a exprimé les inquiétudes du Canada face aux menaces de tarifs croissants de Donald Trump, président des États-Unis. Trump a déclaré qu'il imposerait des droits de douane sur plusieurs pays européens jusqu'à ce qu'ils acceptent de vendre et de contrôler le Groenland.
Lors d'une conférence de presse à Doha, au Qatar, Carney a affirmé : "Nous sommes préoccupés par cette escalade." Il a souligné l'importance de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des pays, quel que soit leur emplacement géographique.
Trump a annoncé que des pays comme le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande feraient face à des tarifs de 10 %. Ce taux pourrait augmenter à 25 % si les États-Unis ne parviennent pas à un accord pour acquérir l'île semi-autonome.
Les pays mentionnés par Trump ont exprimé leur soutien au Danemark, avertissant qu'une saisie militaire par les États-Unis pourrait compromettre l'alliance militaire de l'NATO. Ils ont également affirmé leur solidarité avec le peuple groenlandais, souhaitant engager un dialogue basé sur les principes de souveraineté.
La générale Jennie Carignan, cheffe d'état-major de la défense, a indiqué que l'intérêt de Trump pour le Groenland suscite des discussions au sein de l'OTAN. Elle a exprimé son optimisme quant à la capacité de l'alliance à surmonter cette période de tension.
Carignan a également confirmé que le Canada travaille en étroite collaboration avec le Danemark sur la sécurité arctique, soulignant l'importance d'engager des communications ouvertes entre alliés.
Le Premier ministre Carney a été invité par Trump à rejoindre le « Conseil de paix », chargé de superviser la gouvernance temporaire de la bande de Gaza. Un responsable canadien a déclaré que Carney accepterait cette invitation, considérant qu'il est essentiel d'avoir une voix dans ce processus.
Un projet de charte envoyé par l'administration américaine stipule que les membres doivent contribuer 1 milliard de dollars US pour maintenir leur adhésion au-delà de trois ans. Cependant, le Canada n'a pas l'intention de payer pour sa participation.
Lors de la conférence de presse, Carney a annoncé que le Qatar s'engageait à réaliser des investissements stratégiques dans les grands projets canadiens. Ces investissements visent à accélérer la construction et à créer des emplois au Canada.
Carney a également évoqué le renforcement des liens culturels entre les deux pays, notamment par l'expansion des vols directs pour favoriser le tourisme. Il a affirmé que l'objectif était de finaliser un accord de promotion et de protection des investissements avec le Qatar d'ici cet été.
Les récentes déclarations de Trump suscitent des préoccupations au Canada et en Europe. La situation autour du Groenland et la réponse des alliés européens pourraient avoir des répercussions importantes sur les relations transatlantiques. Le Canada, tout en cherchant à renforcer ses relations avec le Qatar, reste vigilant face aux tensions internationales.