
Le gouvernement de Canada a promis de nouveaux parcs et une protection de la nature. Cependant, avec l'arrivée de Carney au pouvoir, des inquiétudes émergent. Les groupes environnementaux craignent que ce changement de cap ne compromette des années de progrès en matière de conservation de la nature.
En 2022, le Canada a accueilli un sommet crucial de l'ONU sur la nature à Montréal. Le gouvernement libéral a mené une initiative diplomatique pour un accord mondial sur la protection des écosystèmes. Les pays se sont engagés à conserver 30 % des terres et des océans du monde d'ici 2030.
Malgré ces promesses, la situation a changé. Steven Guilbeault, ancien ministre de l'environnement, a quitté le cabinet en raison de nouvelles décisions favorisant le développement des ressources pétrolières et gazières. Le premier budget de Carney mentionne à peine la nature, se concentrant plutôt sur des projets de ressources majeurs.
Les initiatives comme les nouveaux parcs nationaux et les zones protégées sont désormais incertaines. De plus, le soutien fédéral au programme des gardiens indigènes est également en jeu. Ce programme forme et emploie des membres des communautés autochtones pour mener des travaux de conservation sur leurs terres traditionnelles.
Le bassin versant de la Seal River est proposé comme zone protégée, gérée par les communautés autochtones locales. James Snider, vice-président du WWF-Canada, a exprimé des préoccupations sur le fait que la biodiversité ne soit pas une priorité dans les décisions liées aux nouvelles infrastructures.
Le Canada est seulement à mi-chemin de son objectif de protection de 30 % des terres et océans. Cela signifie qu'il doit doubler la superficie protégée en seulement cinq ans. Les libéraux de Carney avaient promis d'intensifier les efforts de conservation, y compris l'établissement de nouveaux parcs nationaux.
Le budget fédéral ne s'engage pas explicitement à de nouveaux financements. Carney a annoncé une nouvelle stratégie de nature, mais les détails restent flous. Les défenseurs de l'environnement surveillent la situation de près, soulignant la nécessité de reconnaître les avantages économiques de la nature.
Plusieurs zones protégées importantes sont en cours, comme le bassin versant de la Seal River et un nouveau parc national en Colombie-Britannique. Ces projets nécessitent des financements et ne peuvent pas dépendre uniquement de dons philanthropiques.
Valérie Courtois, directrice de l'Initiative de leadership autochtone, a souligné que le Canada a l'opportunité de devenir un exemple de bonne gestion environnementale. Les projets de conservation en cours risquent d'être abandonnés, ce qui pourrait retarder la mise en place de nouveaux parcs.
Le programme national des gardiens a été introduit en 2017 et a reçu un financement de 100 millions de dollars en 2021. Cependant, ce financement se termine bientôt et aucune annonce sur une extension n'a été faite. Les défenseurs espèrent que le gouvernement continuera de soutenir ces initiatives essentielles pour la conservation.