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Cancilleres de Rusia e Irán mantienen conversación telefónica: ¿de qué hablaron?

Les chanceliers de Russie et d’Iran au téléphone, portraits officiels côte à côte avec drapeaux en arrière-plan

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Dialogue urgent entre Moscou et Téhéran

Les ministres des Affaires étrangères de la Russie et de l'Iran, Sergueï Lavrov et Abbas Araghchi, ont eu un entretien téléphonique le 28 mars pour tenter de désamorcer une crise qui s’enlise et s’aggrave au Moyen-Orient. Ils ont mis l’accent sur la nécessité d’une « solution politico-diplomatique fondée sur le droit international » et ont insisté pour que soient pris en compte « les intérêts légitimes de tous les pays de la région, y compris l’Iran et ses voisins du Conseil de coopération du Golfe ».

Offensive israélo‑américaine et mort du guide suprême

La conversation survient après une escalade aux allures de basculement. Dans la nuit du samedi 28 février, Israël et les États-Unis ont lancé une offensive conjointe contre l’Iran, visant, ont-ils dit, à « éliminer les menaces » émises par la République islamique. Les frappes ont tué le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, ainsi que plusieurs hauts responsables militaires, dont le ministre du Renseignement Esmaeil Khatib. Mojtaba Khamenei, son fils, a été choisi pour lui succéder.

Vagues de représailles iraniennes sur plusieurs fronts

Les représailles iraniennes ont été rapides et massives. Téhéran a lancé des dizaines de vagues de missiles balistiques et de drones contre Israël et contre des bases américaines réparties dans plusieurs pays de la région. L’Iran a aussi mené des attaques visant des « installations pétrolières liées aux États‑Unis » dans différents États du Moyen‑Orient, en réponse aux frappes sur son infrastructure énergétique.

Pertes économiques et siège du détroit d’Ormuz

Les conséquences économiques et géostratégiques sont immédiates. L’Iran a presque totalement bloqué le détroit d’Ormuz, provoquant une flambée des prix des carburants. Ce verrouillage a renforcé la sensation d’un conflit susceptible d’embraser non seulement la région, mais les chaînes d’approvisionnement mondiales d’énergie.

Aide russe, coordination politique et limites de la diplomatie

Dans ce contexte tendu, Sergueï Lavrov a informé Abbas Araghchi de l’envoi d’une nouvelle cargaison d’aide humanitaire russe destinée à la République islamique. Les discussions visaient à ouvrir une fenêtre diplomatique, même fragile, pour éviter une spirale d’affrontements encore plus vaste. Mais au-delà des gestes humanitaires, les messages échangés montrent surtout la volonté de Moscou et de Téhéran de coordonner une réponse politique à une situation militaire qui a déjà coûté des vies et bouleversé des marchés.

Les ministres ont donc plaidé pour que le règlement passe par les canaux juridiques et diplomatiques internationaux. Pourtant, sur le terrain, la logique de représailles et de contrôle stratégique — navires, missiles, plateformes énergétiques — continue de dicter le tempo. La tension reste vive, et la région marche sur un fil où la diplomatie tente, pour l’instant, de rattraper les explosions.

Publié le : 4 avril 2026
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