
À l'approche des élections en Extrémadure, Maria Guardiola, la présidente actuelle, affiche une avance de près de dix points sur Miguel Ángel Gallardo, le candidat socialiste. Ce dernier se présente aux urnes sous le poids de procédures judiciaires liées à des affaires de corruption. L'écart entre les deux principaux partis semble insurmontable.
Les estimations de vote montrent que Guardiola pourrait atteindre 42,4%, tandis que Gallardo stagne à 32,5%. Cependant, cette avance ne garantit pas à Guardiola une majorité absolue, en raison de la montée en puissance de Vox, qui pourrait obtenir huit à neuf sièges.
Le déclin de la réputation de Gallardo, critiqué même au sein de son propre parti, est accentué par des scandales de corruption récents. La décision des députés socialistes d'appuyer la fermeture de la centrale nucléaire d'Almaraz a également provoqué une réaction négative parmi les électeurs. Ces éléments contribuent à un fossé historique entre le PP et le PSOE.
Traditionnellement, le PSOE a dominé en Extrémadure, mais la situation a radicalement changé. Le bloc de droite, constitué du PP et de Vox, représente désormais 55,4% des intentions de vote, tandis que la gauche plafonne à 40,4%. Cela indique un changement sociopolitique semblable à celui observé en Andalousie.
La question se pose : la chute du PSOE est-elle uniquement due à Gallardo ? Son traitement judiciaire et son affiliation avec le discours national de Ferraz ont affaibli son image. De plus, le PSOE d'Extrémadure a perdu son identité historique, autrefois combative contre les privilèges politiques.
Gallardo, qui a été critiqué pour son alignement avec les dirigeants nationaux, voit son soutien s'effondrer. Selon les sondages, sa popularité a chuté, le plaçant en bas de l'échelle parmi les candidats. Cela laisse le PSOE dans une position délicate à l'approche des élections.
Maria Guardiola, candidate à la réélection, a vu son soutien croître, mais pas suffisamment pour atteindre une majorité absolue. Avec une projection de 29 à 30 sièges, elle reste loin des 33 nécessaires pour gouverner seule. La montée de Vox complique encore la situation.
Les tensions entre les formations politiques sont palpables. Les négociations post-électorales s'annoncent difficiles. Vox, qui a gagné en popularité, pourrait devenir un acteur clé dans la formation d'un gouvernement, avec un soutien estimé à 13% des voix.
Les préoccupations majeures des électeurs en Extrémadure incluent la logement, la sanité et le chômage. Le débat sur la fermeture de la centrale nucléaire d'Almaraz, prévue pour 2027, est également un point central de la campagne. La décision de ne pas soutenir sa prolongation a suscité des critiques parmi les électeurs.
Une enquête révèle que 84,9% des répondants estiment que les décisions concernant la centrale sont fondées sur des critères politiques. Cette perception pourrait influencer le vote et exacerber les tensions entre les partis.
À l'approche des élections, la situation en Extrémadure est tendue. Maria Guardiola semble en bonne position, mais la montée de Vox et les scandales touchant le PSOE pourraient redéfinir le paysage politique. Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer le futur de la région.