
Ce samedi matin, le candidat Rassemblement national à la mairie de Bayonne, Pascal Lesellier, a rapporté avoir été agressé verbalement et bousculé par un groupe de jeunes antifascistes. Alors qu'il distribuait des tracts avec son équipe sur le marché de la ville, une dizaine de personnes ont pris à partie le candidat, selon les informations d'Ici Pays basque.
Pour préserver l'intégrité physique de son équipe et la tranquillité du marché, Lesellier a décidé de mettre fin à leur rencontre avec les Bayonnais. Sur son compte Facebook, il a exprimé sa condamnation des intimidations et agressions qu'il considère comme inacceptables dans une démocratie.
Le candidat a évoqué des comportements antidémocratiques qui, selon lui, montrent qu'ils dérangent politiquement. Il a souligné que c'était la deuxième fois en deux semaines qu'il subissait de telles attaques, notant que cette fois-ci, les militants étaient allés plus loin. Lesellier a déclaré qu'il était impossible d'avoir une discussion avec ces militants antifascistes.
Malgré l'incident, le candidat n'a pas déposé plainte. Ce n'est pas la première fois qu'un membre du Rassemblement national est confronté à des actes similaires. En novembre dernier, Jordan Bardella avait également été enfariné lors d'un événement public à Vesoul.
Lors de la foire de la Sainte-Catherine, Bardella avait été enfariné par un adolescent, qui a ensuite été relâché après une garde à vue de près de 24 heures pour violence sur une personne chargée d'une mission de service public. Quelques jours plus tard, à Moissac, il avait reçu un œuf sur la tête lors d'une séance de dédicaces.
À la suite de cet incident, un homme avait été placé en garde à vue et une plainte avait été déposée au nom de Bardella et du Rassemblement national. Le 9 janvier, le tribunal correctionnel a condamné un agriculteur retraité de 74 ans à six mois de prison avec sursis pour son implication dans cet incident.
Les incidents récents soulignent une tension croissante dans le climat politique en France. Les agressions contre des membres du Rassemblement national mettent en lumière des défis sérieux pour la démocratie et le dialogue politique. Il est essentiel de promouvoir un environnement où les débats peuvent se dérouler sans violence.