
Ce lundi matin, lors d'une interview sur franceinfo, le maire sortant Benoît Payan a dénoncé un phénomène qu'il qualifie de « Marseille bashing ». Selon lui, cette situation est alimentée par les médias et l'extrême droite. Le candidat à sa réélection réclame également une augmentation des ressources de l'État pour lutter contre le narcotrafic.
Interrogé sur l'assassinat de Mehdi Kessaci, frère du militant Amine Kessaci, Benoît Payan a exprimé son indignation. Il a également évoqué la situation des employés d'Orange, contraints de quitter leurs locaux à cause de la présence de narcotrafiquants. « Le Marseille bashing ça suffit », a-t-il déclaré avec force.
Il a poursuivi en affirmant qu'il n'accepte pas que l'on considère Marseille comme la pire ville de France. Malgré cela, il reconnaît l'existence de véritables problèmes d'insécurité, justifiant ainsi ses demandes de renforts policiers.
Benoît Payan a souligné que les médias et l'extrême droite exacerbent les problèmes de sécurité. « Quand les Marseillais écoutent ces discours, ils ressentent une peur grandissante », a-t-il expliqué. Il a déploré que chaque incident soit érigé en grande actualité, ce qui alimente un climat de peur.
Il a également noté que cette peur peut conduire à un repli sur soi, semblable à une atmosphère de Chicago dans les années 1980. Pour lui, cette situation profite au Rassemblement national.
Benoît Payan a exprimé son mécontentement face au manque de soutien de l'État. « Nous avons doublé la police municipale en six ans, mais cela ne remplace pas la police nationale », a-t-il affirmé. Il a précisé que seulement 40 policiers nationaux patrouillent la nuit à Marseille.
Il continue de demander des renforts, soulignant que « si l'État fournissait des moyens suffisants, la situation serait différente ». Son appel à l'aide reste sans réponse, ce qui le préoccupe énormément.
Benoît Payan a également évoqué ses divergences avec la France insoumise. Il a affirmé qu'il existe une différence de valeurs et de méthodes entre les deux partis. « Il y a des choses que je ne laisserai jamais passer », a-t-il déclaré, renforçant son positionnement politique.
Concernant une éventuelle alliance avec Sébastien Delogu, il a clairement indiqué que cette hypothèse est écartée. « Diviser, comme l'a fait Delogu, implique d'assumer la responsabilité de ses actes », a-t-il ajouté, critiquant les récentes polémiques autour de son rival.
En somme, Benoît Payan a mis en lumière les défis auxquels Marseille est confrontée. Il appelle à une prise de conscience collective et à un soutien accru de l'État. Les tensions politiques et la perception de l'insécurité demeurent des enjeux cruciaux pour l'avenir de la ville.