
Pilar Alegría, originaire de La Zaida, Zaragoza, en 1977, est devenue une figure importante du PSOE. Cependant, elle n'est pas considérée comme une sanchista de première heure, ayant soutenu d'autres leaders lors des primaires. Sa candidature pour les élections autonomiques en Aragon le 8 février met en lumière son parcours politique et ses défis actuels.
Alegría a commencé son engagement politique à l'université, adhérant au syndicat UGT. Elle a ensuite gravi les échelons du PSOE, devenant conseillère d'Innovation, Recherche et Université. Elle a signé le premier Pacte pour la Science avec divers partis et acteurs sociaux de la région, marquant ainsi son empreinte dans le domaine éducatif.
En 2014, elle a été nommée secrétaire d'organisation du PSOE d'Aragon par Javier Lambán. Un an plus tard, elle a été candidate à la présidence de la communauté, mais après des élections difficiles, elle s'est retrouvée dans l'opposition. Son parcours montre une évolution constante et des changements de loyauté au sein du parti.
La relation entre Alegría et Lambán a été mise à l'épreuve lors de sa candidature à la mairie de Zaragoza en 2019. Elle a refusé que la direction régionale élabore la liste des candidats, ce qui a conduit à des modifications significatives de la liste finale. Malgré cela, elle a remporté les élections, mais a dû faire face à un pacte entre le PP, Ciudadanos et Vox qui l'a placée dans l'opposition.
En juillet 2020, Pedro Sánchez l'a nommée déléguée du gouvernement, un mouvement stratégique pour contrer Lambán. Cette décision a renforcé sa position au sein du PSOE, mais a également révélé les tensions internes au parti, surtout avec les critiques croissantes envers le leader national.
En 2021, Alegría a été nommée ministre de l'Éducation, ce qui a considérablement accru sa visibilité. Ce poste a été interprété comme une manœuvre pour affaiblir Lambán. Sa gestion a été marquée par des défis, notamment la nécessité de traiter des questions délicates lors des conférences de presse.
Elle a également intégré les compétences sportives à son portefeuille, montrant sa capacité à jongler avec plusieurs responsabilités. En tant que porte-parole nationale du PSOE, elle a dû naviguer dans des eaux politiques tumultueuses, renforçant son image de leader compétent.
À l'approche des élections de 2024, Alegría a été mentionnée parmi les possibles remplaçants de Sánchez. Cependant, des sources indiquent qu'elle pourrait être écartée de la candidature en Aragon, en raison de son positionnement interne. Les sondages actuels ne lui donnent pas beaucoup d'espoir face au gouvernement du PP.
Tout en maintenant une campagne centrée sur les femmes et ses origines modestes, elle doit composer avec son passé récent au sein du gouvernement. La financement singulier pour la Catalogne qu'elle a défendu pourrait peser dans ses aspirations politiques.
Pilar Alegría se trouve à un carrefour crucial de sa carrière. Son parcours, marqué par des alliances complexes et des défis internes, la place au cœur des dynamiques du PSOE. Alors qu'elle se prépare pour les élections en Aragon, son avenir politique dépendra de sa capacité à surmonter les obstacles et à regagner la confiance des électeurs.