
Les élections municipales des 15 et 22 mars prochains s'annoncent cruciales. Un nombre record de 102 parlementaires se sont déjà déclarés candidats. Ce chiffre pourrait encore évoluer, car le dépôt des listes reste ouvert jusqu'au 26 février. Parmi ces élus, 95 sont députés et 7 sont députés européens.
En 2020, 63 élus de l'Assemblée nationale avaient tenté de devenir maire, dont 19 avaient réussi. Cette année, 95 députés sont en tête de liste pour une ville ou un arrondissement. Le Rassemblement national se distingue avec 31 candidats, représentant plus d'un quart de son effectif au Palais-Bourbon.
Parmi ces candidats, on trouve des figures moins connues ainsi que quelques personnalités médiatiques, comme Laure Lavalette à Toulon et Franck Allisio à Marseille. Éric Ciotti (UDR) s'illustre également en tentant de conquérir Nice, rivalisant avec Christian Estrosi.
Le groupe LFI a investi 19 candidats, dont des figures notables comme Sophia Chikirou à Paris et Danièle Obono dans le XVIIIe arrondissement. D'autres candidats incluent Sébastien Delogu à Marseille et Aly Diouara à La Courneuve.
Au Parti socialiste, 13 candidats se présentent, parmi lesquels Emmanuel Grégoire à Paris. Philippe Brun tente également sa chance à Louviers. Ces partis visent des mandats de premier magistrat municipal.
Ensemble pour la République aligne 11 députés en quête d'une mairie. Violette Spillebout espère succéder à Martine Aubry à Lille. Karl Olive veut retrouver son siège à Poissy, tandis que Franck Riester vise Coulommiers.
Le groupe Droite républicaine présente 7 candidats, dont Philippe Juvin à La Garenne-Colombes. Au MoDem, 6 candidats sont en lice, parmi lesquels Olivier Falorni à La Rochelle et Geneviève Darrieussecq à Mont-de-Marsan.
Sept députés européens choisissent de se lancer dans la course municipale. Cinq eurodéputés RN, comme Thierry Mariani à Paris, se présentent. Sarah Knafo mène la liste Reconquête à Paris, tandis qu'Anthony Smith se présente à Châlons-en-Champagne.
Depuis la loi sur le non-cumul des mandats de 2014, un parlementaire ne peut plus être maire en France. L'article LO141 du Code électoral stipule que tout élu doit démissionner de son ancien mandat dans les 30 jours suivant son élection.
Les élections municipales de mars s'annoncent comme un véritable défi pour les parlementaires candidats. Le paysage politique pourrait changer avec ces nouvelles ambitions. Le non-cumul des mandats impose des choix difficiles, mais ces candidats sont déterminés à faire entendre leur voix dans les municipalités.