
Le capitaine d'un cargo a déclaré devant un jury à l'Old Bailey qu'il n'avait pas perdu connaissance ni s'endormir dans les heures précédant l'accident du navire qu'il commandait. Vladimir Motin était de service sur le Solong lorsque ce dernier a percuté le tanker américain Stena Immaculate au large de la côte de l'Est Yorkshire, le 10 mars 2025, laissant Mark Angelo Pernia, 38 ans, porté disparu, présumé mort.
Motin a été interrogé à deux reprises pour savoir s'il s'était endormi à différents moments avant l'accident, et il a répondu « non ». Âgé de 59 ans et originaire de Primorsky à Saint-Pétersbourg, en Russie, il nie l'accusation d'homicide involontaire par négligence grave.
L'avocat de la défense, James Leonard KC, a demandé à Motin s'il avait quitté le pont pour utiliser les toilettes. Motin a répondu : « Je n'ai jamais quitté le pont à ce moment-là depuis 08h00. » Le procès a entendu en détail comment Motin utilisait divers systèmes radar pour suivre le cap du Solong avant la collision avec le Stena Immaculate.
Le capitaine a également expliqué que Pernia était sur le pont entre 08h00 et 10h00 GMT pour effectuer des travaux d'ingénierie avant que les navires ne se heurtent. Le tribunal a précédemment entendu que Motin avait déclaré à la police qu'il avait tenté de prendre le contrôle manuel de la direction du navire lorsqu'il était à un mille (1,6 km) du Stena Immaculate, mais que le pilotage automatique ne s'était pas désengagé.
Le 10 mars, le cargo Solong a percuté le tanker Stena Immaculate, provoquant un incident tragique. Les détails de la collision sont examinés lors du procès, avec des témoignages sur les manœuvres effectuées par Motin. Ce dernier a insisté sur le fait qu'il était attentif et en contrôle de la situation.
Les enquêteurs ont également étudié les systèmes de navigation et les procédures en place. L'accident a soulevé des questions sur la sécurité maritime et les protocoles à suivre pour éviter de telles tragédies à l'avenir.
La collision a eu des conséquences dévastatrices, avec un membre d'équipage toujours porté disparu. La communauté maritime est en émoi, et des appels à des réformes dans les pratiques de sécurité se font entendre. Les témoignages des membres d'équipage présents lors de l'accident sont cruciaux pour comprendre les événements qui ont mené à cette catastrophe.
Le procès continue, et chaque déclaration est examinée de près. Les enjeux sont élevés, tant pour la sécurité des navires que pour la responsabilité des capitaines.
Le procès de Vladimir Motin met en lumière des questions cruciales sur la négligence et la responsabilité dans le secteur maritime. Alors que les preuves et les témoignages continuent d'être présentés, l'issue de cette affaire pourrait avoir des répercussions sur l'ensemble de l'industrie. Les familles des victimes espèrent des réponses et des mesures pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent à l'avenir.