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Carburant : le ministère de l’Économie annonce des contrôles

Station-service avec panneaux de prix du carburant, un agent du ministère de l’Économie en contrôle.
En bref — les nouveautés

6 mars 2026

  • Les stations‑service déclarent qu'elles « n'ont pas peur des contrôles » annoncés par le ministère sur les hausses des prix à la pompe.

Bercy convoque pour éviter la panique aux stations-service

Le gouvernement veut éviter la panique aux stations-service. Face aux tensions au Moyen-Orient et à la hausse des cours du pétrole, Bercy convoque ce jeudi 5 mars 2026 à 11 h les distributeurs de carburant pour "s’assurer" que les prix à la pompe n’augmentent pas de façon déconnectée du baril.

Rencontre du 5 mars : Lescure, Papin et Brégeon attendent les distributeurs

Le 5 mars 2026 à 11 h, Roland Lescure, Serge Papin et Maud Brégeon recevront les distributeurs de carburant à Bercy. Le ministère précise vouloir "échanger avec eux sur la situation et s’assurer que l’évolution des prix à la pompe correspond à l’évolution des prix du baril de pétrole actuellement observée." La liste des invités n’a pas été précisée.

Contrôles renforcés : la DGCCRF en première ligne

Pour que ces mots valent quelque chose, l’exécutif met la DGCCRF en première ligne. Roland Lescure a demandé à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes de "mener les contrôles et un suivi actif afin de s’assurer que la hausse des prix à la pompe soit proportionnée avec l’augmentation réelle des prix du baril." Bercy ajoute que "ces contrôles sont menés au quotidien et sont effectués à distance grâce aux remontées journalières."

Pas de baisse de taxes — gestes, cellule de crise et coordination sectorielle

Pas de réduction fiscale envisagée pour l’instant

Les autorités écartent pour l’instant la solution la plus visible : la baisse des taxes sur l’énergie. Le ministère indique qu’il n’envisage pas de réduction fiscale sur les prix de l’énergie pour le moment, préférant tabler sur la surveillance et les contrôles. Autrement dit : sanctionner les hausses injustifiées plutôt que subventionner le litre.

Gestes rassurants et cellule de crise quotidienne

En parallèle, le ministre multiplie les gestes destinés à rassurer. Il a rappelé que "il n’y a aucun risque d’approvisionnement à court terme en France ni sur le gaz, ni sur l’essence" et a invité les Français à ne pas se ruer dans les stations. À Bercy, une cellule de crise se réunit chaque jour pour suivre les marchés financiers, les indicateurs économiques et, bien sûr, les marchés de l’énergie.

Échanges quotidiens avec les fédérations et filières exposées

Le gouvernement ne se contente pas de paroles : depuis lundi, des échanges quotidiens ont lieu avec les fédérations d’entreprises et les filières les plus exposées — énergie, transport, logistique, industrie. Ces discussions, promises "tant que la crise sera à ce pic d’intensité", visent à détecter précocement les tensions et à éviter qu’une variation du cours du pétrole ne se transforme en chocs pour les ménages.

En résumé, l’État met la pression sur les distributeurs et renforce la surveillance. S’il promet qu’il n’y a pas de risque d’approvisionnement à court terme, il s’appuie aussi sur la DGCCRF pour que les pompes ne deviennent pas le théâtre d’une flambée de prix injustifiée.

Publié le : 7 mars 2026
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