
Le Premier ministre Mark Carney et son cabinet se réunissent pour la deuxième journée à Québec. Alors que les tensions avec les États-Unis augmentent, des questions se posent sur l'impact de ces déchirements sur la relation bilatérale. À l'approche du retour de la Chambre des communes, les enjeux sont palpables.
Lors de l'ouverture de la réunion, Carney a saisi l'occasion de répondre à Donald Trump. Ce dernier avait déclaré que le Canada "vit" grâce aux États-Unis. Carney a rétorqué : "Le Canada ne vit pas grâce aux États-Unis," affirmant que le pays "prospère" grâce à son identité canadienne.
Ses remarques faisaient suite à un discours acclamé à Davos où il a dénoncé l'utilisation de l'intégration économique comme arme. Cette position a suscité des réactions de la part de Trump et d'autres responsables américains.
Le secrétaire au Commerce américain, Howard Lutnick, a critiqué Carney, affirmant que le Canada a "le deuxième meilleur accord au monde." Il a mis en garde contre un rapprochement économique avec la Chine, suggérant que cela pourrait nuire aux négociations futures de l'CUSMA.
Jeudi, Trump a annoncé qu'il retirait l'invitation à Carney pour rejoindre son initiative "Conseil de la paix" pour Gaza. Dans un message sur Truth Social, Trump a exprimé son mécontentement, ce qui a ajouté à la tension entre les deux pays.
En débutant la réunion, Carney a appelé le Canada à être un "phare" face à l'autoritarisme croissant. Il a déclaré que le pays ne peut pas résoudre tous les problèmes mondiaux, mais qu'il peut montrer qu'une autre voie est possible.
Il a évoqué l'histoire, rappelant les combats entre les Britanniques, les Français et les Premières Nations sur les Plaines d'Abraham. Carney a souligné l'importance de la coopération et du partenariat pour un avenir partagé.
Le chef conservateur Pierre Poilievre a critiqué le bilan des libéraux sur la dépendance du Canada vis-à-vis des États-Unis. Dans une déclaration, il a souligné que de nombreux emplois dépendent du commerce avec le voisin du sud.
Poilievre a insisté sur la nécessité d'obtenir des résultats concrets, déclarant : "Nous avons eu assez de mots. Maintenant, nous avons besoin de résultats." Le cabinet de Carney se concentrera également sur des questions économiques et de sécurité lors de cette retraite.
Alors que le Canada fait face à des défis internes et externes, l'appel à l'unité de Carney résonne plus que jamais. La relation avec les États-Unis et les enjeux de souveraineté en Alberta et au Québec sont cruciaux. La Chambre des communes reprendra ses travaux lundi, marquant un moment décisif pour le gouvernement.